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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Perquisition dans une pharmacie

1911

Sur commission rogatoire de M. Chesney, juge d'instruction, MM. Berthelot, commissaire de police aux délégations judiciaires, et Loutières, professeur à l'École de pharmacie et inspecteur des pharmacies, se sont transportés au siège d'une succursale de la Pharmacie mutualiste, 113, rue Broca

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Avenue des Gobelins

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins

1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les « Espadrilles de la Butte »

1910

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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A la Glacière

Le drame de la rue Robine

1893

Un drame sanglant s'est déroulé, hier à quatre heures de l'après-midi, rue Robine, une petite rue du quartier de la Maison-Blanche.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un joli monde

1893

Au n° 1 de la rue Tiers, à côté de la place d’Italie, existait un bouge des plus mal famés, connu sous le nom de la «Treille», et tenu par un individu du nom d'Hallaens, où se réunissaient tous les souteneurs et toutes les filles du quartier.

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Le meurtre de l'Avenue d'Italie - 1903

Le meurtre de l'Avenue d'Italie

L’Écho de Paris — 7 janvier 1903

Tué d'un coup de couteau. — Le pari d'un apprenti « Apache ».

La gloire malsaine dès Apaches de Paris empêche de dormir plus d'un mauvais garnement. De jeunes bandits rêvent d'un exploit qui leur ferait connaître, du jour au lendemain, les douteuses délices de la grande publicité.

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

Voici dans quelles circonstances fut perpétré ce meurtre stupide :

Quelques pâles voyous du quartier, parmi lesquels Louis Ferront, âgé de 18 ans, teinturier, demeurant 16, rue des Malmaisons ; son frère, Alfred Ferront, 16 ans, apprenti cordonnier ; Georges Courtil, 16 ans, également apprenti cordonnier, et Louis Gaubert, 15 ans, apprenti menuisier, demeurant 55, rue du Moulin-de-la-Pointe, avaient passé l'après-midi à boire et à flâner, s'excitant mutuellement au mal.

— Je parie, s'écria tout à coup un boiteux qui les accompagnait, nommé Georges Delhomme, âgé de 20 ans, dit « Becquillard », dit « Trois-Pattes », je parie que je dégringole tout à l'heure un pante !

— Tenu ! répliqua Louis Ferront.

— Eh bien, tu vas voir !

Et toute la bande se mit en quête du « pante » à dégringoler. Il était six heures du soir, les passants étaient assez nombreux dans l'avenue de Choisy. Pour se donner du courage, Delhomme, ayant avisé une voiture de livraison d'une distillerie stationnée devant un marchand de vins, profita de l'absence du garçon pour s'emparer d'un litre de rhum qu'il alla boire dans l'avenue d'Italie.

Quelques instants plus tard, M. Rollin, et non Rollet, comme nous l'avions écrit par erreur, entrepreneur de fumisterie, âgé de quarante-deux ans, et demeurant 152, avenue d'Italie, passait devant les vauriens pour rentrer chez lui. Delhomme s'élança, armé de son couteau-poignard à cran d'arrêt. Il plongea l'arme terrible dans le dos du passant, qui tomba sans pousser un cri. Toute la bande s'enfuit. Les passants n'ayant pas compris ce qui arrivait n'essayèrent pas de les arrêter et s'assemblèrent autour du blessé, qu'ils croyaient renversé d'un simple coup de poing. Quand on vit sa pâleur et le sang qui coulait, on le releva et on le porta en hâte dans la pharmacie située avenue d'Italie, 160. Il y rendit le dernier soupir. L'arme, traversant l'épaule gauche, avait perforé les poumons.

Une demi-heure plus tard, Delhomme, dit Trois-Pattes, était ramassé sur la chaussée de la rue de la Vistule, par des agents qui le trouvèrent là, ivre-mort. On le porta au poste de la rue Nationale. Quand il fut dé grisé, il avoua son crime, accusant l'ivresse d'être toute la cause du mal.

Son couteau a été retrouvé sur le toit d'une maison, 22, rue des Malmaisons. On suppose qu'un des amis du jeune malfaiteur l'a jeté là.

Les vauriens, dont nous citons plus haut les noms, ont été arrêtés hier et ont rejoint au Dépôt le boiteux, qui y était depuis la veille.



Les apaches dans le 13e

Le terme d'"apache" désignant un certain type de délinquants fit son apparition dans les années 1900-1901 avec l'émergence des activités d'une bande s'étant auto-dénommée "Les apaches de Belleville". Son emploi de renforça avec l'affaire "Casque d'Or" et la popularité accordée à Joseph Pleigneur (19 avril 1876, Paris - 1936, Cayenne) plus connu sous le nom de "Manda" que l'on surnommait, avec exagération de son autorité réelle, le chef des "Apaches de la Courtille" lequel était opposé à François Leca présenté comme le chef des "Apaches de Charonne".

Dans son numéro du 12 décembre 1900, le quotidien Le Matin, sous la signature d'Henry Fouquier, donnait une première définition de l'apache :

« Je n'entends pas parler des derniers survivants de la grande tribu des Peaux-Rouges qui portaient ce nom et qui errent encore, chaque jour moins nombreux, sur les confins du Mexique et des Etats-Unis, assez volontiers qualifiés de bandits et de pillards par les Européens qui leur ont pris leurs territoires. Ces Apaches-là ne sont pas d'actualité. Par contre, nous avons l'avantage de posséder, à Paris, une tribu d'Apaches dont les hauteurs de Ménilmontant sont les Montagnes-Rocheuses. Ceux-ci font beaucoup parler d'eux. Ils ne sont point de haute stature et bons cavaliers commis leurs homonymes d’Amérique et ne se mettent pas de plumes dans leur chevelure insolemment relevée en chignon pour défier le scalp de leurs ennemis. Ce sont des jeunes hommes pâles, presque toujours imberbes, et l'ornement favori de leur coiffure s'appelle les rouflaquettes. Tout de même, ils vous, tuent Leur homme comme les plus authentiques sauvages, à ceci près que leurs victimes ne, sont pas des étrangers envahisseurs, mais leurs concitoyens français. »

D'autres suivirent, nombreuses et variées avant que la mode des "apaches" ne disparaisse progressivement à partir de 1910.

Études, citations et autres article

  • Verlaine à la Butte-aux-Cailles (1905)
  • Les apaches de la rive gauche (1907)
  • La tournée des édiles (1909)

Apaches et bandes d'apaches

  • Le meurtre de l'avenue d'Italie - 1904
  • Fiancialles d'apaches - 1904
  • La pègre - 1907
  • Agents attaqués - 1907
  • La bande des « Deux-Moulins » - 1907
  • La bande de « Saute-aux-Pattes » - 1907
  • Les « Pirates de la Glacière » - 1908
  • Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908
  • La défense de la chiffonnière - 1909

Dans la littérature

  • Les apaches de la Butte-aux-Cailles - Lucien Victor-Meunier (1907)
  • La goutte de sang - Jules Mary (1908)

À lire également...

Avenue d'Ivry

Le cochon en ribotte

1897

Un marchand de couleurs de l'avenue d'Ivry fut réveillé l'autre soir par un bruit insolite qui semblait partir des caves de la maison.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts

1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

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Rue Rubens

Pauvre vieux !

1896

Un vieillard, nommé Rémy Bouvine, âgé de soixante-dix-huit ans, sans domicile, pénétrait hier soir vers cinq heures et demie, dans le chauffoir public installé rue Rubens et priait les miséreux qui s'y trouvaient déjà de lui faire une petite place autour du poêle.

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A la Glacière

Le drame de la rue Robine

1893

Un drame sanglant s'est déroulé, hier à quatre heures de l'après-midi, rue Robine, une petite rue du quartier de la Maison-Blanche.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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L'actuelle mairie du XIIIème a été construite en 1866 et 1877 (avec une interruption entre 1870 et 1871) sur les plans de Paul-Emile Bonnet, architecte. Auparavant, elle était installée dans un des anciens pavillons Ledoux.

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En 1929, le 13e comptait 11 cinémas : Le Bobillot, le Cinéma des Bosquets, le Clisson-Palace, l'Éden des Gobelins, le Cinéma des Familles, le Jeanne d'Arc, le cinéma Moderne, le Palais des Gobelins, le Royal-Cinéma, le Sainte-Anne et le Saint-Marcel.

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Le 1er mars 1932, un incendie ravageait la manufacture de chaussures, Grégoire, fondée en 1864 et qui s'étendait, 8 et 10, boulevard Kellermann, sur une superficie d'environ 5.000 mètres carrés, dont les trois quarts occupés par les ateliers et les bureaux, le reste étant formé de hangars.
Selon l’Humanité, le veilleur de nuit, M. Létrangleur, ne remarqua rien lors de sa ronde, à 18h20, après la sortie des ouvriers mais à 19 heures tout brulait. L’usine fut quasiment anéantie et 300 ouvriers furent au chômage mais l’usine renaitra de ses cendres.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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