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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Sur les bords de la Bièvre

1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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Quartier de la Gare

La pègre

1907

Un cocher, M. Louis Bodard, demeurant 5, rue Nationale, attendait, près de sa voiture, hier après-midi, rue du Château-des-Rentiers, à la hauteur du numéro 108, la sortie d'un client.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’escroc de la rue de Gentilly

1889

M. Perruche, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, vient d'arrêter un aventurier qui, s'affublant tour à tour du nom de nos peintres les plus en renom, commettait impudemment depuis fort longtemps des escroqueries aussi audacieuses, que variées.

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rue Wurtz

Un gardien de la paix blessé par des rôdeurs

1910

Dans le treizième arrondissement, trois vauriens ont attaqué et frappé d'un coup de tranchet un agent qui leur avait fait une observation

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Quartier de la Maison-Blanche

L’empoisonneur de la rue Cacheux : ordonnance de non-lieu

1896

M. Lemercier, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance de non-lieu en faveur de Lemaire, le vieillard habitant rue Cacheux...

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Le crime de la rue Tiers. (1889)

Le meurtre de la Chinoise

Le XIXe Siècle — 16 avril 1889

Un crime à la Maison-Blanche. — La vie de Marie Wilhem. — La ficelle révélatrice. — Pas de vol. — À la recherche du meurtrier.

En rendant compte, il y a quinze jours, de l'assassinat de Marguerite Sauer, rue Payenne, nous disions :

« Dans ce monde spécial, on ne peut pas trouver un plus bas degré de l'échelle des filles. » Nous nous étions trompés ; car Marie Wilhem, dite la Chinoise, qui vient d'être étranglée, hier, rue Tiers, 25, était tombée encore plus bas que la pierreuse de la rue Payenne.

La rue Tiers vue depuis la rue Gérard

Pour logement, la malheureuse n'occupait qu'un petit cabinet au rez-de-chaussée, dans le quartier perdu de la Maison-Blanche. Il fallait, avant de parvenir chez elle, traverser le débit de vin du logeur, M. Fritz, ou bien longer un étroit et puant corridor.

Prix du loyer du cabinet : vingt sous par jour, et congé impitoyable si la locataire ne payait pas en rentrant chaque soir.

Le mobilier de ce taudis est composé d'un lit de fer, d'une commode et d'un vase indispensable. Marie la Chinoise trouvait moyen de ramener là quelques soldats, ou des ouvriers en goguette.

Malgré la vie horrible qu'elle menait, elle n'était pas disgracieuse et avait conservé, n'ayant que vingt-cinq ans, une certaine fraîcheur.

Chaque jour, dès que ses clients de passage lui avaient remis quelques sous, elle allait s'enivrer dans le quartier avec son amie de cœur, Constance Ledoux-Harnin, dite la Boiteuse.

Samedi, depuis deux heures de l'après-midi, Marie et Constance ne dégrisèrent pas ; on les rencontra boulevard de l'Hôpital, place d'Italie, avenue des Gobelins, avec trois ou quatre individus différents.

La Chinoise se disputa violemment avec l'un d'eux, au sujet du prix d'une bougie et d'une pièce de vingt sous.

Vers une heure du matin, les gardiens de la paix, impatientés du bruit que ces deux filles et leurs acolytes faisaient dans le quartier, leur donnèrent une chasse en règle.

Constance la Boiteuse fut emmenée au poste ; Marie put se sauver et rentrer avec un individu inconnu, dans son cabinet de la rue Tiers.

Le crime

C'est là qu'hier matin, vers sept heures, le logeur Fritz a trouvé le cadavre de la malheureuse, étendu sur le tapis au pied du lit.

Deux ecchymoses se voyaient au côté gauche de la figure ; le cou était sillonné d'une marque rougeâtre et on remarquait plusieurs coups d'ongle à la gorge.

Deux femmes placèrent Marie Wilhem sur le lit ; M. de Beury, commissaire de police, assisté d'un médecin, crut d'abord à une congestion cérébrale causée par l'ivresse, mais on trouva sous le corps une ficelle qui avait dû servir à la strangulation.

Marie la Chinoise, prise par derrière, suffoquée à demi par le coup dit « du père François », avait dû arracher, mais trop tard, la ficelle, après s'être abîmé la gorge à coups d'ongle, dans ses efforts suprêmes.

L'enquête

Le vol a-t-il été le mobile du crime ? On ne peut l'admettre un seul instant ; en effet, tout le monde, dans cette ruelle de malheureux, savait que la plus pauvre était encore Marie Wilhem, qui n'avait pour vêtements que les robes de son amie la Boiteuse.

En outre, on a trouvé sur la victime tout son patrimoine d'un jour : une carte de la préfecture de police dans le sabot qu'elle portait au pied droit et trois francs dans un de ses bas.

Il faut donc ne voir en cette affaire que la vengeance d'un amant éconduit, ou plutôt l'accès de fureur ou d'érotisme d'un alcoolique.

Le corps de Marie Wilhem est actuellement à la Morgue.

M. Dœpfer, juge d'instruction, et M. Goron, chef de la Sûreté, ont commencé d'actives recherches.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Rue des Cordelières

Une bande d'aigrefins

1897

Depuis longtemps, plusieurs grandes maisons de tannerie des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe étaient victimes de vols de peau importants. Mais on n'avait jamais pu mettre la main sur les coupables...

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Rue des Cordelières

L'incendie de la rue des Cordelières

1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue Strau

1932

Mme Victoire Arnaud, trente-deux ans, épouse divorcée de M. Gehier, est marchande des quatre-saisons. Elle demeure 7, rue Strau, et son travail opiniâtre lui a permis de faire quelques économies. Elle a pu soulager ainsi la détresse de son frère François Arnaud, vingt-huit ans, ouvrier en chômage, marié et père de cinq enfants.

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Quartier de la Salpêtrière

Sauvés des ténèbres

1863

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La rue Gustave Geffroy, avant de recevoir le nom de administrateur de la manufacture nationale des Gobelins, s'appela rue Léon Durand jusqu'en 1937. Cette rue fut créée en 1906.

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Depuis le lundi 26 août 1935, et dans un premier temps à titre d'essai, la circulation des véhicules s'effectue à sens unique, d'est en ouest, sur chacune des rampes de la voûte dite « Poterne des Peupliers ».

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C’est le 15 février 1930 que fut inauguré le tronçon de la ligne métropolitaine 10 « Odéon - Place d’Italie ». Les stations ouvertes étaient : Saint-Michel, Cluny, Place-Maubert, Censier-Daubenton, Gobelins et Place d’Italie.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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