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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Un héros de Gaboriau

1901

La police a enfin réussi à mettre la main, hier, sur l'insaisissable Goirand, ce malfaiteur-protée dont Gaboriau eût fait certainement le héros d'un de ses romans, s'il avait vécu de son temps.

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Quartier de la Gare

Une femme aux fers

1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’explosion de l’avenue d’Italie

1884

Une explosion formidable s'est produite hier, à neuf heures quarante-cinq, avenue d'Italie, n° 8, dans la cave de M. Tournel, marchand de couleurs et de produits chimiques.

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Avenue des Gobelins

Mort subite

1895

On donnait hier Le Grand-Mogol au théâtre des Gobelins.
Pendant un entr'acte M. Léon Choumy ouvrier tanneur, âgé de trente ans, demeurant rue de Gentilly, proposa à un de ses amis, M. L..., de sortir pour prendre un bock.

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avenue des Gobelins

Avenue des Gobelins - En plein jour des malfaiteurs défoncent la devanture d’une bijouterie à l’aide d’un cric auto

1938

Il était un peu plus de 15 heures. De nombreux passants circulaient avenue des Gobelins toujours très fréquentée à cette heure de la journée.
À l'angle de l'avenue et de la rue de la Reine-Blanche, la bijouterie « À la Reine Blanche » étalait orgueilleusement dans ses sept vitrines de somptueux bijoux.

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« La police de sûreté en 1889 » par Horace Valbel

Affaire Leroy-Greliche

Extrait de « La police de sûreté en 1889 » par Horace Valbel

Le 14 avril dernier, à 7 heures du matin, une fille soumise, nommée Marie Wilhelm, dite la Chinoise, était trouvée morte dans sa chambre, rue Tiers, étendue sur le sol à un mètre de son lit.

La Chinoise, qui devait ce surnom à son teint jaune, à ses yeux bridés, appartenait au monde de la plus basse prostitution. Elle figurait sur les registres du dispensaire de la Préfecture de police.

Cette malheureuse, qui habitait un infect taudis dans un garni situé 15, rue Tiers, près de la place d’Italie, payait une location de 1 franc par semaine. Le peu d’argent qu’elle avait, elle l’employait à boire. La veille du crime elle était rentrée chez elle vers deux heures du matin, après avoir fait de nombreuses stations chez les marchands de vins du quartier.

Tout d’abord, sa logeuse, qui plus d’une fois l’avait trouvée ivre-morte, étendue sur le plancher de sa chambre, crut que cette fois, encore la Chinoise était ivre et courut chercher une voisine pour l’aider à la hisser sur son lit.

La logeuse finit par être inquiète de l’immobilité persistante de sa locataire et courut avertir le commissaire de police qui vint aussitôt accompagné d’un médecin.

Des érosions furent constatées au cou de Marie Wilhelm, mais on pensa que peut-être elle se les était faites elle-même en se débattant avant de succomber à un transport cérébral déterminé par l’abus de l’alcool et l’on fut sur le point de conclure à une mort naturelle.

Cependant, M. Goron arrivé sur les lieux, dans l’intervalle, conçut des soupçons et ordonna une enquête.

L’inspecteur Barbaste et son collègue, l’inspecteur Lowe, se mirent à la recherche des filles que fréquentait le plus fréquemment Marie Wilhelm. Barbaste interrogea plus spécialement les filles Ledonarin, dite la Boiteuse, et Pinet, dite la Borgne, demeurant l’une, 10 rue Tiers; l’autre, 24, rue Bourgon.

Il s’aperçut bientôt que ces deux femmes cherchaient à l’induire en erreur et se livra sur leur compte à une information plus complète.

Il apprit alors que, récemment, elles avaient eu de graves discussions avec la Chinoise et que, de plus, leurs souteneurs avaient complètement disparu depuis vingt-quatre heures.

Les deux souteneurs en question, Leroy dit Grain d'avoine, et Greliche, âgés l’un de vingt ans, le second de vingt-six ans, repris de justice des plus dangereux, s’étaient réfugiés dans la chambre de la Borgne, rue Bourgon.

Barbaste se rendit, accompagné de l’inspecteur Harpillard, chez la Borgne et y trouva Leroy et Greliche couchés tout habillés sur le lit, bien qu’il fut deux heures de l’après-midi.

Les deux gredins ne songèrent même pas à s’informer de la qualité des agents et les suivirent sans essayer la moindre résistance.

Leurs réponses à M. Goron, semblèrent si embrouillées que leur arrestation fut maintenue et qu’ils furent écroués au Dépôt.

Or, deux jours après, l’autopsie pratiquée à la morgue par le docteur Descouts, démontrait nettement que la mort de Marie Wilhelm avait été causée par strangulation pratiquée à la main, fort probablement par deux agresseurs.

Barbaste poursuivit ses investigations. Un locataire de la maison de la victime lui fit la déclaration suivante :

« Vous tenez les bons. Leroy et Greliche, que je connais, ont certainement fait le coup. Pendant la nuit où le crime fut commis, je ne dormais pas. Vers deux heures du matin j’entendis le bruit d’une dispute et peu après deux cris rauques, semblables à ceux que pousserait une personne qu’on étrangle.

Je me levai vivement et je descendis sans même prendre le temps de passer mon pantalon. Arrivé au bas de l’escalier qui vient aboutir à côté de la chambre de la Chinoise, je me trouvai en présence de Leroy et de Greliche, qui sortaient de chez la fille Wilhelm.

En m’apercevant, Leroy qui me reconnut dit à Greliche : « Allons, ferme la porte et viens vite ».

Un pareil témoignage renouvelé sous la foi du serment ne pouvait laisser aucun doute. Désormais l’instruction était close.

Le jury de la Seine dira bientôt le dernier mot de cette affaire, dont la réussite est due à la ténacité de l’intelligent inspecteur Barbaste.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

Les deux assassins ont été vus à l'angle de la rue Croulebarbe et de la rue Corvisart

1930

La petite cité aux rues tortueuses qui, village dans la ville, se tasse entre la place Paul-Verlaine et le boulevard Auguste-Blanqui, bourdonne ce matin d'un naturel émoi.

...


Cité Jeanne d'Arc

Une cartomancienne assassine son ami

1921

En cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

...


Oscar, le pauvre ours

1906

Chaque soir, à la fête de la place d'Italie, Oscar faisait la joie des spectateurs par ses facéties, par le vacarme étourdissant qu'il menait. À lui seul, il faisait, recette. C'est dire si son patron avait une grande estime pour lui ...

...


rue Coypel

Au bal-musette

1892

Hier soir, quatre individus entraient dans un bal-musette, rue Coypel, 4, et faisaient un tel boucan que les danses durent être interrompues.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.

*
*     *

Le bureau du Comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes organisa une première réunion de propagande le 6 juillet 1937 au café du Clair de Lune à l'angle de la Place d'Italie et de l'avenue de Choisy.

*
*     *

En novembre 1872, la Seine connaissait une crue importante et les quartiers bas de Paris étaient sous l’eau. Le 13e arrondissement ne faisait pas exception.
Dans son numéro daté du 1er décembre, le quotidien Le Temps rapportait que dans la rue Watt, au-dessous du pont du chemin de fer d'Orléans, un batelier, moyennant une légère rétribution, passait les personnes qui se rendaient rue de Patay, rue du Chevaleret et dans les rues environnantes et notait que, la veille, dans l'eau jusqu'à la ceinture, il poussait de la main son embarcation et qu’aujourd'hui, il était obligé de la conduire à la rame.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
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  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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