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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les maraudeurs du 13ème

1870

Dimanche dernier, il s'est passé sur le bord de la Bièvre, dans l'enceinte de Paris, un fait qu'on ne saurait trop hautement signaler à l'opinion publique et aux autorités.

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Un des suspects est arrêté

1922

Une personne de très bonne foi avait, disait-on, affirmé que le signalement de cet employé correspondait à celui d'un inconnu qui avait été aperçu avec la petite Suzanne sur un banc de l'avenue d'Italie.

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Quartier de la Maison-Blanche

La viande meurtrière

1907

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

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M. Perruche, commissaire

M. Perruche et le perroquet

1896

Un chiffonnier, Jean-Baptiste Guinet dit « la Hache » demeurant dans un hôtel, 14, rue du Pot-de-Fer passait, il y a trois jours, à sept heures du matin, rue Dolomieu, chiffonnant par ci, chiffonnant par là.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue Strau

1932

Mme Victoire Arnaud, trente-deux ans, épouse divorcée de M. Gehier, est marchande des quatre-saisons. Elle demeure 7, rue Strau, et son travail opiniâtre lui a permis de faire quelques économies. Elle a pu soulager ainsi la détresse de son frère François Arnaud, vingt-huit ans, ouvrier en chômage, marié et père de cinq enfants.

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L’assassinat de la rue Tiers : Nouveaux détails - Le Rappel — 25 avril 1889

L’assassinat de la rue Tiers

Nouveaux détails

Le Rappel — 25 avril 1889

M. Goron, chef de la sûreté, a Interrogé hier avec M. Doppfer, juge d'instruction, les nommés Greliche et Leroy, la fille Blanche Pinet dite « la Borgne », la fille Le Douarin dite « Rosa », dite « la Boiteuse », ainsi qu’un certain nombre de témoins. Malgré les confrontations qui établissent les nombreux mensonges de Leroy et de Greliche, ceux-ci affirment toujours qu'ils sont étrangers au meurtre de la Chinoise et déclarent qu'ils ne diront plus rien afin de ne plus se couper (sic).

Bien que les preuves absolument matérielles fassent défaut quant à présent, il est difficile, d’admettre que Leroy et Greliche ne soient pas les auteurs du meurtre.

En dehors des mensonges de Leroy et des versions diverses qu'il donne de l'emploi de son temps, il existe certains points dignes d'être signalés.

Leroy prétend avoir été se promener à la gare de l'Est avec Greliche, le soir du crime ; le contraire est absolument démontré. Il a affirmé pendant plusieurs jours qu'au moment où il rentrait à deux heures du matin, il avait aperçu la fille Wilhelm, dite la Chinoise, qui allait se coucher avec l'individu qui n'avait cessé de la menacer toute la soirée. Convaincu de mensonge, il est obligé de dire aujourd'hui qu’il a inventé cela pour se disculper et pour faire peser les soupçons sur un homme dont il avait entendu parler. Il a aussi essayé de faire porter les soupçons sur un nommé Jacob et sur un autre individu, ancien amant de la Chinoise. Or, il a été établi que ces individus étaient innocents. Il a été établi aussi que Leroy connaissait parfaitement la Chinoise avec laquelle il avait eu des relations ; que, la veille du crime, la Chinoise et la Boiteuse s'étaient battues et que Leroy avait dit à la Chinoise : « Tu ne nous embêteras pas longtemps, car je te serrerai la vis. »

De plus, un peu avant l'heure du crime, bien que Leroy affirme n'avoir pas vu « la Chinoise » de la soirée, une femme Vandor, demeurant rue Tiers, 15, vidant son vase de nuit par la fenêtre, a failli le jeter sur « la Chinoise » qui était en compagnie de Leroy, Greliche et la Borgne. Enfin, après le crime, Leroy et Greliche se sont cachés dans le logement de la Borgne, rue Bourgon, 24, à environ une demi-heure de la rue Tiers.

Cet amas de présomptions s'élève fortement contre Leroy et Greliche.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Crue de la Bièvre

1881

A propos des affluents de la Seine, disons que l'un des plus modestes d'entre eux, la petite rivière de la Bièvre, se paye le luxe d'une inondation aux portes de Paris.

...


Un bien triste individu

1895

Les gardiens de la paix Déom et Métayer étaient de service l'avant-dernière nuit, vers trois heures et demie, dans la rue du Moulin-des-Prés, lorsque les cris « Au secours ! à l'assassin ! » poussés par une voix de femme, retentirent soudain dans la rue Gérard.

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Quartier de la Gare

Un Drame du terme

1902

Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

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Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Le 13 juillet 1880 furent organisées des retraites au flambeau dans les principaux quartiers du 13ème arrondissement et le 14, eût lieu à 2 heures, une grande cavalcade au profit des écoles. Des fêtes foraines se tenaient sur les places et avenue de l'arrondissement et des concerts furent donnés par les sociétés instrumentales et chorales.

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600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.

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Le marché aux chevaux du boulevard Saint-Marcel et accessoirement les marchés aux chiens et aux bicyclettes qui s'y tenanient également cessèrent définitivement leurs activités le 24 novembre 1907.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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