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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Place d'Italie

Un pickpocket

1887

M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, avait reçu, depuis une semaine, un certain nombre de plaintes émanant de personnes dont les poches avaient été indiscrètement explorées par des pickpockets à la fête foraine de la place d'Italie.

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On n’a pas encore retrouvé l'assassin de Suzanne Barbala

1922

C'était jour de marché, hier matin, avenue d'Italie...

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La Folie de la Vitesse

1906

Un dramatique accident s’est produit, hier, vers deux heures de l’après-midi, boulevard Kellermann, sous les yeux de nombreux témoins qui ont été profondément impressionnés.

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Quartier Croulebarbe

Deux sauveteurs de treize ans

1895

Hier, vers quatre heures de l'après-midi, une trentaine d'enfants s'amusaient à glisser sur la Bièvre, dans le bas de la rue des Gobelins. À cet endroit, la petite rivière, qui se trouve encaissée entre de hautes maçonneries, n'a pas moins de deux mètres de profondeur.

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Place d'Italie

La mère aux joujoux

1894

Une scène très amusante avait rassemblé un millier de personnes, hier soir, à la fête de la place d'Italie.

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Le crime de la rue Tiers - La Justice — 17 avril 1889

Le crime de la rue Tiers

La Justice — 17 avril 1889

L'enquête ouverte sur l'assassinat commis dans le quartier de la Maison-Blanche, dont nous avons rendu compte, se poursuit activement. Nous avons dit que le juge d'instruction, assisté de M. Goron, chef de la sûreté, et de M. Debeury, s'était rendu sur les lieux du crime. Après leur visite, le commissaire de police du quartier a procédé à l'interrogatoire des amis et des voisins de la victime. Quelques-unes des dépositions entendues sont particulièrement intéressantes, entre autres celle d'une fille surnommée « la Boiteuse », qui demeurait, comme Marie Wilhem, au n° 15 de la rue Tiers.

D'après celle-ci, samedi, vers quatre heures de l'après-midi, Marie Wilhem la « Chinoise », se trouvait sur le pas de sa porte quand deux individus, l'un de taille moyenne et l'autre très grand, ayant tous deux l'apparence d'ouvriers terrassiers, pénétrèrent dans la cour de la maison et engagèrent la conversation avec cette dernière. Quelques minutes après la « Chinoise » appelait une de ses voisines, « la Brunette », puis rentrait dans sa chambre avec le plus petit de ses interlocuteurs, tandis que son amie emmenait l'autre chez elle. Le bruit d'une violente discussion retentissait bientôt dans la chambre de la « Chinoise », d'où celle-ci s'échappait pour se réfugier dans le débit de vins de sa propriétaire, Mme Fric.

L'inconnu avec qui elle avait pénétré chez elle ne tardait pas à la rejoindra. Il l'injuriait avec force, réclamant un franc qu'elle lui avait dérobé. Il l'engageait avec colère à sortir de l'établissement, criant qu'il lui administrerait dehors une verte correction. Sorti enfin de l'établissement, le terrassier avait rôdé aux abords de la maison jusqu'à une heure assez avancée de la soirée, mais sans réussir à surprendre la « Chinoise ».

Vers onze heures celle-ci s'était décidée à sortir.

Vers minuit et demi, Marie Wilhem avait eu chez elle une scène identique à celle que nous avons rapportée plus haut avec un cinquième personnage demeuré inconnu. Celui-ci était parti en l'injuriant. Enfin, vers deux heures et demie, un voisin, rempailleur de chaises, qui occupe près de l'appartement de la victime une petite boutique, aurait entendu une scène suivie d'un cri et le bruit de la chute d'un corps. La police présume que le terrassier qui s'était querellé avec la « Chinoise » l'avait guettée. Il aura pu la surprendre à cette heure de la nuit et se venger.

Hier matin plusieurs des individus mêlés à l'affaire ont été amenés par les agents de la sûreté sur les lieux et devant M. Debeury, qui les a interrogés. Un ancien amant de la victime, un nomme Jacob, qui avait été arrêté, a été relaxé après avoir fourni l'emploi de son temps.

M. Debeury, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a continué son enquête au sujet de l'assassinat de la fille Wilhelm, dite la Chinoise Il a procédé à l'interrogatoire du père de la victime, qui, paraît-il, avait fait donner à sa fille une assez bonne instruction. Les deux amis du sieur Pierron, retrouvés par les agents de la sûreté, ont été amenés au commissariat et sur le lieu du crime, mais ils ont pu fournir l’emploi de leur temps.

M. Doppfer, juge d'instruction, a pris connaissance des diverses dépositions recueillies.

D'autre part des nombreux témoignages recueillis, il résulte que la Chinoise s'était attiré la jalousie et la haine de la plupart des prostituées ses voisines, qui ne se faisaient pas faute de la menacer de lui faire un mauvais parti.

Aussi, changeant le cours de ses explorations le chef de la sûreté prit-il le parti do faire arrêter immédiatement par la brigade de l'inspecteur Gaillarde deux individus, repris de justice, qu'on savait être des plus actifs dans Je camp des ennemis de la victime.

Ces deux ignobles personnages, âgés à peine de vingt ans, vivent avec des prostituées ayant dépassé la cinquantaine depuis longtemps déjà.

Ils ont été amenés dans le bureau de M. Goron, Ils se nomment Leroy et Greliche, Leroy, le plus compromis des deux, sur lequel pèsent de lourdes charges, est un blond, presque imberbe, aux regards durs, de taille élancée et haute. Greliche, grêle de corps, a la figure glabre des loustics de barrière. Il feint de rire aux questions qu'on lui adresse, mais, comme disait l'inspecteur chargé de le garder, « il rit jaune. »

Tous deux nient être les auteurs du crime, mais ils vont être confrontés avec plusieurs témoins qui les accusent avec véhémence ; et nul doute qu'ils n'avouent bientôt.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Un scélérat

1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe

1904

Les sels dénaturés utilisés par les tanneurs de la Bièvre servaient ensuite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

L'homme qui, la veille, avait étranglé, cité Jeanne-d'Arc, le journalier Jean Guérineau, a consenti à dévoiler enfin son identité.

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Place d'Italie

Drame dans une ménagerie

1897

Dans une petite chambre d'hôtel de la rue Coypel, l'un des plus hardis dompteurs de fauves que les Parisiens applaudissent pendant les fêtes foraines, est actuellement couché, le corps affreusement labouré par les griffes et les crocs d'un lion redoutable.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

En 1863, la ligne de l'omnibus P (voiture jaune, lanternes rouge et rouge) reliait Charonne à l'ancienne barrière de Fontainebleau tandis que la ligne U reliait Bicêtre à la pointe Saint-Eustache par des voitures jaunes, lanternes vert et rouge

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Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.

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Le théâtre Saint-Marcel, rue Pascal, que le théâtre des Gobelins remplaça, connut ses premières représentations à la fin décembre 1838 avec un vaudeville de M. Carmouche et fut livré à la pioche des démolisseurs à compter du 15 janvier 1868 pour laisser la place au boulevard Saint-Marcel dont le percement progressait. Son dernier directeur fut M. Larochelle.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
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  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
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VIDÉOS

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  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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