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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres.

1912

La poterne des Peupliers, située à l'extrémité de la rue des Peupliers, entre les portes de Gentilly et de Bicêtre, fait partie d'un groupe d'ouvrages militaires se rattachait au système des fortifications de Paris reconstruit en 1889 pour assurer la défense de la vallée de la Bièvre.

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Drame du revolver aux Gobelins

1913

Un drame passionnel s'est déroulé, hier, vers midi un quart, dans une chambre de l'hôtel du Nord, 13, rue des Gobelins.

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Oscar, le pauvre ours

1906

Chaque soir, à la fête de la place d'Italie, Oscar faisait la joie des spectateurs par ses facéties, par le vacarme étourdissant qu'il menait. À lui seul, il faisait, recette. C'est dire si son patron avait une grande estime pour lui ...

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Au Deux-Moulins

Le vin, l'amour et le tabac

1861

Le vin, l'amour et le tabac peuvent avoir leur agrément comme refrain du bivouac, même à l’Opéra-Comique ; mais voilà un militaire qui, pour le moment n’a pas à s’en louer dans la vie réelle. Le vin, l’amour et le tabac lui coûtent son porte-monnaie, ses galons de sergent qu’on lui a retirés et sa liberté

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rue de Campo-Formio

Encore le téléphone

1904

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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Les assassins de la « Chinoise » - L’Évènement — 25 avril 1889

Les assassins de la « Chinoise »

L’Évènement — 25 avril 1889

L’instruction du crime de la rue Tiers se poursuit avec beaucoup d’activité. À la sûreté, on est persuadé que l’on tient les coupables, contre lesquels se dresse, à défaut de preuves matérielles, un ensemble de présomptions morales malaisé à détruire.

MM. Goron, chef de la sûreté, et Dopfer, juge d’instruction, ont fait subir un nouvel interrogatoire aux inculpés Greliche et Leroy, à la fille Blanche Pinet dite la Borgne, à la fille Ledouarln dite Rosa dite la Boiteuse et à un très grand nombre de témoins.

Greliche et Leroy, en dépit des nombreuses confrontations qui ont eu lieu et qui ont révélé de nouveaux indices de culpabilité, affirment toujours avec énergie être absolument étrangers au crime. Comme dans les Interrogatoires précédents Ils avalent laissé échapper certains mots qui peuvent être considérés comme des aveux, ils ont résolu de ne plus rien dire, afin de ne plus « se couper » (sic). Ils sentent leur position critique et compromise et ils espèrent, par leur mutisme, échapper aux terribles conséquences de leur crime !

Leroy a prétendu s’étire promené à la gare de l’Est avec Greliche, le soir du crime. Or, il a été démontré que cette assertion est tout à fait mensongère.

Bien que Leroy affirme n’avoir pas vu la « Chinoise » pendant la soirée qui a précédé le meurtre, une femme Vaudor, habitant rue Tiers, 15, a déclaré que ce jour-là, elle a vidé par la fenêtre de sa chambre son vase de nuit, le contenu de cet ustensile intime a précisément failli arroser la « Chinoise » qui se disputait sous sa fenêtre avec Leroy et Greliche, desquels étalent accompagnés de la Borgne.

La victime, Marie Wilhelm, s’était, d’ailleurs, querellée avec la Borgne et la Boiteuse. Ces créatures s’étalent même crêpé le chignon et il avait fallu l’Intervention de Leroy pour mettre fin à ce combat singulier cher aux mégères de bas étage. Dans sa surexcitation, Leroy avait dit à la « Chinoise » :

— Tu ne nous embêteras plus longtemps, va !

On suppose qu’après le crime les assassins se sont réfugiés chez la Borgne, qui habite à une demi-heure de la rue Tiers, rue Bourgon,

On comprend qu’en présence de semblables témoignages, il n'y ait plus à douter de la culpabilité des Inculpés.

Leroy qui pendant tout le cours de l’instruction, a tenté de faire peser les soupçons sur des tiers, a dû reconnaître qu’il avait « inventé des récits pour se disculper ». C'est ainsi qu’il avait prétendu tout d’abord avoir aperçu, vers deux heures du matin, la fille Marie Wilhelm rentrant chez elle en compagnie de l’individu, du terrassier qui, dans la soirée, l’avait menacée. Plus tard, il avait également incriminé un sieur Jacob et un autre individu, tous deux anciens amants de la « Chinoise » et dont l’innocence a pu être aisément établie.

Il est donc à peu près certain que Leroy a assassiné son ancienne maîtresse, car il ne faut pas oublier qu’il a eu naguère avec la « Chinoise » de relations intimes.

Il aurait eu pour complice Greliche, et le crime de la rue Tiers se résout, en fin de compte, en une vengeance de souteneurs et de filles.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Quartier de la Gare

La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc

1902

Nous n'avons point à faire ici la description de la cité Jeanne-d'Arc. On a dépeint à plusieurs reprises, dans ce journal, cette cour des Miracles moderne, avec ses masures sordides ses cloaques infects et sa population de miséreux, de toute sorte.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Jenner n°27

1893

Au n°27 de la rue Jenner habitent Mme veuve Guilbert et sa fille Julia, âgée de vingt-deux ans. Un cocher, Baptiste Morand, était le commensal ordinaire de !a maison.

...


On découvre dans un cinéma le cadavre coupé en morceaux de la petite Barbala disparue le mois dernier

1922

Un crime atroce qui ne peut être que celui d'un sadique ou d'un fou a été découvert l'avant-dernière nuit, au cinéma « Madelon », 174, avenue d'Italie.

...


A la butte-aux-Cailles

L'Affaire de la Rue Buot

1898

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, vient d'ouvrir une enquête au sujet de la mort, survenue dans des circonstances singulières, d’une femme D..., née Joséphine Victorine D..., âgée de trente-sept ans, demeurant 12, rue Buot (treizième arrondissement).

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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L'église Notre-Dame de la Gare a été construite en 1855 aux frais de la commune d'Ivry

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Le boulevard Arago, le boulevard de Port-Royal et le boulevard Saint-Marcel furent inaugurés le 15 aout 1868. Il en fut de même du boulevard Mouffetard qui n'avait pas encore pris le nom d'avenue des Gobelins.

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En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
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  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
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  • Le jardin des Gobelins
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  • Les étrangleurs des Gobelins
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VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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