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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Champion de boxe

1916

M. Léopold Carlot, réfugié belge, âgé de trente-sept ans, rentrait avant-hier soir chez lui, rue Vandrezanne.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue du Tage : Le parricide condamné à 5 ans de réclusion

1935

Les Sorel ont abandonné le clair logis de Belleville et sont allés vivre, à l'autre bout de Paris, rue du Tage...

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Boulevard de l'Hôpital

La casquette du bossu

1895

Une scène tragi-comique s’est déroulée, hier soir, à six heures, boulevard de l’Hôpital.
M. Julien Napthe, âgé de quarante-deux ans, demeurant, rue Jenner, garçon de magasin, passait, portant un paquet sous chaque bras, lorsqu’un tourbillon de vent lui enleva tout à coup sa casquette.

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Boulevard Masséna

Deux bœufs chez le marchand de vins

1896

Une aventure singulière est arrivée hier matin, à neuf heures, boulevard Masséna.
Un marchand de bestiaux, M. Etienne Clerc, conduisait un troupeau composé de douze bœufs destinés à être embarqués à la gare de la Glacière.

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Des bandits qui réclament des étrennes

1914

— Donne-nous de l'argent pour aller trinquer à ta santé ! dit l'un des sinistres personnages en s'adressant à M. Renaldo. Il nous faut nos étrennes.

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Le crime de la rue Tiers - Le Réveil — 20 avril 1889

Le crime de la rue Tiers

Le Réveil — 20 avril 1889

Importante arrestation. — Deux coupables — Le mobile du crime. — L’enquête continue.

L’affaire vient d’entrer dans une phase nouvelle.

La piste de l’ouvrier terrassier que l'on suivait ainsi que nous le racontions hier, est abandonnée, et c'est, on va le voir, le véritable coupable qui avait fait répandre des bruits sur le compte de ce meurtrier imaginaire.

Il y a un dépôt de la compagnie des omnibus dans la rue Tiers

Dans la journée d'hier, une capture plus sérieuse a été opérée par les inspecteurs de la sûreté, Barbaste, Loew et Harpillard ; c'est celle de deux souteneurs de la pire espèce, les nommés Georges Leroy, âgé de vingt ans et Jean Greliche, âgé de vingt-sept ans. Ces deux individus fréquentent assidument le cercle charmant formé par ces dames dont nous avons déjà parlé et connues sous les sobriquets de la « Brunette », la « Boiteuse », la « Borgne », etc. Dans les loisirs que leur laisse leur ignoble métier ces messieurs travaillent quelquefois comme palefreniers dans des dépôts d’omnibus.

Tous deux ont été tenus cachés depuis dimanche, jour de la découverte du crime jusqu’au moment de leur arrestation par la maîtresse de l’un d’eux, la fille Marie Pinet âgée de cinquante-quatre ans, qui n’est autre que la « Borgne » et demeurant rue Bourgon, 24.

Les charges les plus graves pèsent contre eux et on peut dès maintenant affirmer qu’ils sont ou que l’un d'eux est l’auteur de l’assassinat commis sur la Chinoise. Et voici en quelles circonstances ce crime aurait été commis.

La fille Wilhem, racontent les témoins, après avoir eu des rapports suivis avec Leroy, serait devenue la maitresse (sic) de la fille Douarin dite la Boiteuse et logeant 10, rue Tiers, et Leroy, furieux de se voir abandonné, aurait juré de se venger de la Chinoise, ce à quoi il était d'ailleurs excité par la fille Douarin elle-même. Ce serait donc dimanche dernier qu’il aurait mis à exécution son projet et qu’a la suite d’une querelle avec Marie Wilhem, il l’aurait étranglée. Greliche ne serait que son complice.

Leroy, qui, en présence de M. Goron, avait commencé par dire qu’il allait faire des aveux, parole qui serait suffisante déjà pour établir sa culpabilité, s’est renfermé bientôt dans un mutisme absolu dont il ne s’est plus départi.

M. Dopfer, juge d'instruction, a commencé l’interrogatoire des nombreux témoins appelés qui tous sont ou des souteneurs de la société des inculpés ou des filles publiques amies de la victime. Les déclarations de tout ce monde interlope et bizarre forment un ensemble des plus contradictoires. C'est ainsi que comme nous le disons plus haut, Leroy avoue avoir insinué à plusieurs témoins la version d’après laquelle on aurait vu roder une partie de la soirée un ouvrier terrassier aux alentours de la maison ; il prétend même l’avoir vu en compagnie des autres filles publiques et de Greliche. Or, ceux-ci, interrogés à ce sujet, ont déclaré ne pas savoir de quoi il s’agissait.

Toute ces contradictions contribuent à rendre l’enquête plus difficile encore.

Cependant, s'il y a eu réellement crime (car on est encore à douter que la mort ait été directement causée par la strangulation), la double arrestation opérée hier est d’une importance orbitale. L’attention des magistrats a été attirée sur Leroy et son complice d'abord par ce fait qu'ils faisaient partie de cette répugnante société de la rue Tiers, et surtout par leur absence, signalée au dépôt des omnibus depuis le soir du crime.

On le voit, l’autopsie, qui doit avoir lieu prochainement, sera probablement d'un grand secours pour la clarté de l'enquête. Car c'est elle qui répondra définitivement à cette question capitale : Y a-t-il réellement eu assassinat ? Si oui, la justice a déjà les coupables sous la main.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Par amour !

1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

...


Quartier de la Maison-Blanche

Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

...


Au bal de l’Alcazar d’Italie

Bataille rangée

1896

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

...


Place d'Italie

Drame dans une ménagerie

1897

Dans une petite chambre d'hôtel de la rue Coypel, l'un des plus hardis dompteurs de fauves que les Parisiens applaudissent pendant les fêtes foraines, est actuellement couché, le corps affreusement labouré par les griffes et les crocs d'un lion redoutable.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le 21 août 1881, M. François, Jean, Félix Cantagrel (Amboise 1810 - Paris 1887) fut de nouveau élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif. Il avait été élu une première fois en 1876.
Son nom fut donné en 1899 à la voie nouvelle reliant le carrefour Tolbiac/Patay à la rue Watt. Il y eut même une rue Cantagrel prolongée.

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Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.

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Début octobre 1868, M. J..., cantonnier, demeurant rue du Chevaleret, amenait au poste de la rue du Château-des-Rentiers un petit garçon de six ans qu'il avait trouvé couché sur la voie publique. Cet enfant déclarait qu'il demeurait avec ses parents rue de la Pointe-d'Ivry, que son père avait chassé sa mère du domicile, conjugal, qu'il était parti avec elle et qu'elle l'avait abandonné.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
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  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
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  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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