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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre

1895

Une double tentative de meurtre a mis en émoi, hier soir, les habitants de la rue de Tolbiac, dans le quartier de la Maison-Blanche.

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Au retour de la place d'Italie

Les mésaventures de la Goulue

1901

La ménagerie de Mme José est actuellement installée au carrefour des Quatre-Chemins, à Aubervilliers. La fête foraine tirant à sa fin, José et sa femme décidèrent d’aller, en phaéton, aux Gobelins, afin de choisir un emplacement pour s’y installer lors de la fête de ce quartier.

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avenue d'Ivry

La Défense de la Chiffonnière

1907

Menacée par son ancien amant qui veut la livrer à la prostitution, elle lui crève un œil avec son crochet.

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Rue Abel Hovelacque

La Jalousie d'un Vieillard

1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Le crime de la rue Tiers. (1889)

Assassinat rue Tiers

Le Gaulois — 15 avril 1889

Un crime, qui rappelle celui commis récemment rue Payenne par le sieur Sauer, a été découvert, hier matin, dans le quartier de la Maison-Blanche. Au n° 15 de la rue Tiers, existe une sorte d'hôtel garni, à l'aspect misérable, habité par des filles publiques, qui louent des chambres pauvrement meublées à raison de soixante-quinze centimes et un franc par nuit.

La rue Gérard vue de la place d'Italie, la rue Tiers est la première à gauche
Détail d'une photographie d'Henri Godefroy prise en 1895 en prévision du percement de la rue Bobillot.

Depuis une huitaine de jours, la fille Wilhelm, âgée de vingt-cinq ans, habitait cet hôtel. Elle occupait au rez-de-chaussée, dans la cour, au fond d'un couloir sale et humide, un infect réduit de quelques mètres carrés, ayant pour tout ameublement un mauvais lit en fer, une chaise, une table, et une vieille commode en bois blanc.

Cette fille n'était connue dans le quartier que sous le nom de la Chinoise, sobriquet qui lui avait été donné à cause de son teint jaunâtre et de ses yeux retroussés aux commissures des paupières.

Elle avait l'habitude de s'enivrer et était doué d'un caractère violent et emporté. Elle venait de purger une condamnation de quatre mois de prison pour coups et blessures. Elle se trouvait dans la plus grande misère.

Hier matin, vers sept heures, le sieur Pierron, ouvrier corroyeur, pénétrait dans l'hôtel et se dirigeait vers la chambre de la fille Wilhem, quand la logeuse, la femme Frick l'interpella :

—Où allez-vous à cette heure ? lui demanda-t-elle.

Pierron répondit :

— Je vais chercher un de mes camarades, qui est chez la Chinoise ; il m'a prié de venir le prendre ce matin.

Pierron et la logeuse pénétrèrent dans le taudis et virent la fille Wilhelm, seule, étendue de toute sa longueur, au milieu de la pièce, la tête appuyée sur sa main droite, en semblant dormir toute habillée.

La femme Frick pensant que sa locataire s’était endormie en état d'ivresse, sans avoir eu le temps de quitter ses vêtements, et aidé par Pierron, tenta de la transporter sur la lit, mais ils ne purent y arriver.

Le corps était encore souple et chaud ; la logeuse, ne soupçonnant pas encore le meurtre, alla prévenir une voisine de la Chinoise.

Bientôt plusieurs femmes arrivèrent. L'une d’elles s'approcha de la malheureuse et la secoua violemment, sans résultat. —Mais elle est peut-être morte ! cria-t-elle.

Aussitôt on examina le corps de celle que l'on croyait ivre, et l'on s'aperçut qu'elle avait cessé de vivre.

Après examen du cadavre, le praticien reconnut que la fille Wilhelm avait été étranglée, il releva une forte ecchymose à la pommette droite, des éraflures et des traces de doigts au cou.

Il n'y avait aucun doute à avoir, la « Chinoise » avait succombé à la strangulation.

Mais quel pouvait être l'auteur du crime ?

La fille Wilhem avait passé la soirée et une partie de la nuit avec plusieurs individus.

Elle était rentrée dans sa chambre vers trois heures du matin.

Le camarade de Pierron, qui devait se trouver au domicile de la Chinoise, a été entendu et a pu justifier de l'emploi de son temps.

Quant au mobile du crime, on ne pourrait vraisemblablement pas l'attribuer au vol. Comme nous le disons plus haut, la victime était très misérable. Dans l'armoire de sa chambre, on n'a retrouvé qu'un cahier de papier à cigarettes ! Elle ne possédait aucun vêtement ; ceux qu'elle portait appartenaient à une de ses voisines.

Elle avait seulement deux chemises qu'elle avait données à une blanchisseuse de la rue Tiers, et elle ne possédait pas l'argent nécessaire pour aller les reprendre.

Samedi soir, il ne lui restait plus que deux francs.

On suppose donc que c'est à la suite d'une discussion qu’elle aura eue avec un individu rentré avec elle, que la malheureuse aura été étranglée.

Cette version semble être confirmée par la déposition d'un ouvrier maçon, voisin de la Chinoise.

—Il était environ cinq heures, a-t-il dit ; je fus tout à coup réveillé par un violent bruit de lutte, venant de chez la fille Wilhelm. Une voix de femme criait : « Oh ! là là ! Oh ! là là ! » puis je perçus un bruit comme celui de la chute d'un corps... et le calme se rétablit.

» Comme des scènes pareilles se passaient fréquemment dans le logement de la Chinoise, je ne m'en inquiétai pas outre mesure... »

M. Goron a chargé ses inspecteurs de rechercher tous les individus qui avaient été vus dans la soirée avec la fille Wilhelm. 



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Les roulottiers

1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre

1895

Deux frères, Georges et Hippolyte Primitif, âgés, le premier de trente-sept ans et le second de trente-deux manouvriers, demeurant dans le treizième arrondissement, avaient voué une haine implacable à un marchand de vin da la rue de Tolbiac

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Drame dans une ménagerie

1904

La ménagerie de la Goulue et de son mari, le dompteur José, installée en ce moment avenue d'Italie, en face la gare de la Maison-Blanche, a été le théâtre d'une scène tragique samedi soir.

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Butte-aux-Cailles - Cour des artistes

Un agent égorgé d'un coup de couteau par un apache qu'il voulait arrêter

1931

À deux pas du boulevard Auguste-Blanqui, dans le treizième arrondissement, sur le flanc de la Butte-aux-Cailles, s'ouvrent sur la gauche en venant de la place d'Italie, une série de ruelles étroites, tortueuses et chaotiques, qui portent ironiquement, semble-t-il, le nom de rue.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

L'avenue des Gobelins mesurait, à son inauguration, 880 mètres de long sur 40 de large.

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Le marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital s'y installa le 1er avril 1878 revenant ainsi à proximité de son emplacement initial où il avait été installé une première fois au XVIIe siècle et dont il avait été chassé en 1866 pour permettre l'achèvement du boulevard Saint-Marcel.
Entre ces deux périodes le marché aux chevaux était implanté sur le boulevard d'Enfer, futur boulevard Raspail, non loin du boulevard du Montparnasse, sur un terrain rejoignant le futur boulevard Edgar Quinet, alors boulevard de Montrouge.

*
*     *

Le 24 mars 1887, le quotidien Le Rappel écrivait :
« 13e arrondissement. — Depuis vingt ans, l'ancien quartier des chiffonniers a complètement changé. C'est à peine si, de ci, de là, quelques masures résistent encore pour l'agrément des romanciers. Que les chercheurs de visions horribles se hâtent ; car sous peu les derniers vestiges de ces intérieurs à la Callot auront fait place au boulevard de l'Hôpital, prolongé jusqu'à la gare de Gentilly ; la Bièvre sera couverte, la plaine de la Glacière sillonnée de rues, la rue Nationale achevée, ainsi que la rue de Tolbiac ; pour peu que le puits artésien de la Butte-aux-Cailles consente enfin à donner de l'eau, le 13° arrondissement sera devenu l'un des plus agréables à habiter en dehors de la ligne des boulevards extérieurs.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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