Un jour dans le 13e

 À travers Paris (Le Figaro)

À travers Paris

Le Figaro — 25 octobre 1870

Une chose à remarquer, c'est que presque tous nos boulevards et avenues— à l'exception du centre de Paris — sont plus ou moins occupés maintenant par des enclos ou des baraquements.

Rive droite, baraquements sur tous les anciens boulevards extérieurs, depuis la Villette jusqu'à Batignolles-Monceaux ; boulevard de Philippe-Auguste, boulevard de Courcelles, avenue de l'Empereur, — avenue de la Muette, encore des baraquements. Au Cours-la-Reine et au jardin des Tuileries, campements militaires.

Le boulevard de l'Hôpital par Charles Marville (sans date - avant 1873)
CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

Rive gauche, le boulevard de l'Hôpital, l'avenue des Gobelins, le boulevard Arago, le boulevard Saint-Marcel, l'avenue d'Italie, le boulevard de la Gare, la route de Choisy, sont de chaque côté garnis de baraques. Il y en a au Champ-de-Mars, à l'esplanade des Invalides, sur le quai d'Orsay, au jardin du Luxembourg et au jardin des Plantes, sans compter le boulevard Saint-Jacques et le boulevard Montparnasse, où sont parqués des milliers de bœufs, et le boulevard Bourdon, qui va devenir un entrepôt de subsistances.

On a calculé que toutes les planches employées à la construction représentaient une valeur d'environ sept cent mille francs !

(Le titre a été ajouté)


Saviez-vous que... ?

Le marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital s'y installa le 1er avril 1878 revenant ainsi à proximité de son emplacement initial où il avait été installé une première fois au XVIIe siècle et dont il avait été chassé en 1866 pour permettre l'achèvement du boulevard Saint-Marcel.
Entre ces deux périodes le marché aux chevaux était implanté sur le boulevard d'Enfer, futur boulevard Raspail, non loin du boulevard du Montparnasse, sur un terrain rejoignant le futur boulevard Edgar Quinet, alors boulevard de Montrouge.

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Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était inondé.

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Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.

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Fin décembre 1877, les travaux de la future rue de Tolbiac étaient dans un état d'avancement marqué.
Les immenses remblais qui faisaient face à la Butte-aux-Cailles et les déblais du côté de la rue d'Alésia étaient presque terminés.
Encore quelques jours, et les deux quartiers que séparait la vallée de la Bièvre seraient réunis. Restaient à exécuter et le rachat des différences de niveau des petites rues qui aboutissent à la voie nouvelle, et la mise en état de viabilité de la chaussée elle-même. À la hauteur de la rue du Moulin-des-Prés on avait construit une voûte qui enjambait cette voie.
Cette voute connue un temps comme le « pont des suicidés » fut enterrée en 1902 lors du relèvement de la rue du Moulin-des-Prés.

L'image du jour

La place Pinel vue de la rue Esquirol avec un aperçu de la rue Nationale de l'autre côté du métro.

L'entrée de la cité Doré sur la place Pinel était situé à gauche.