Un jour dans le 13e

 D’où peut-on le mieux voir les combats ?

D’où peut-on le mieux voir les combats ?

Le Figaro — 16 octobre 1870

Hier, les alentours des fortifications, à partir de la porte d'Italie jusqu'à celle de Vanves, offraient un spectacle inusité qui se re nouvelle toutes les fois qu'un combat a lieu dans la plaine de Montrouge : c'est la réunion sur ces points d'une foule de personnes accourues pour assister aux diverses péripéties de la bataille. Le plateau de la Glacière, celui de Montsouris et trois ou quatre maisons abandonnées situées sur le parcours du mur de ronde sont de véritables observatoires envahis par les curieux armés de lorgnettes. Nous indiquerons aux amateurs de ces tristes spectacles deux points bien situés pour bien voir à l'extérieur des remparts ; ce sont la butte qui se trouve derrière Bicêtre, d'où l'on domine toute la plaine ; et le village de Malakoff, à côté de Vanves. Sur le plateau de cette dernière localité, on domine tout l'espace où s'est livré le combat d'hier.

(* Le titre a été ajouté NdE)


Saviez-vous que... ?

Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.

*
*     *

La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom est l'oeuvre de l'architecte Jean Camille Formigé (1845-1926).

*
*     *

La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867 afin de rendre hommage à Edward Jenner (1749-1823) premier médecin à avoir introduit et étudié de façon scientifique le vaccin contre la variole, et qui est considéré comme le « père de l'immunologie ».

*
*     *

Contrairement à la légende habituellement véhiculée par le parti communiste français, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création du jardin ouvert en 1938 et qui porte son nom depuis 1944.
Le jardin des Gobelins est une résultante de la convention conclue en 1934 entre l'État et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e arrondissement dont les terrains d'assise, situés en bordure de l'avenue Rapp, devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.
Pour ce faire, l’État cédait à la ville le jardin historique des ouvriers de la manufacture des Gobelins à charge pour elle d’y réaliser une promenade publique sur le surplus du terrain où le nouveau mobilier national trouverait désormais sa place.

L'image du jour

Usine à gaz, avenue de Choisy, rue du Gaz et rue de Tolbiac(1919)
Le site est aujourd'hui occupé par le square de Choisy