Un jour dans le 13e

 Une initiative de M. SAY

Une initiative de M. SAY

La Presse — 1er octobre 1870

M. C. Say, raffineur, boulevard de la Gare, 123, étant obligé, dans les circonstances actuelles, d’arrêter sa fabrication, et par suite de laisser sans travail son nombreux personnel, qui s'élève de 1,000 à 1,100 ouvriers, vient d'afficher l’avis suivant dans ses ateliers :

Raffinerie C. Say

Prenant en considération la position difficile des ouvriers da la raffinerie qui font ou peuvent faire partie de la garde nationale, et désirant autant que possible leur venir en aide ; j'ai décidé, qu'il leur serait alloué :

1° Quinze centimes par heure passée à un service quelconque de la garde nationale ;

2° Vingt centimes par heure passée à la raffinerie en dehors de ce service, sans que pourtant le nombre d'heures puisse excéder dix heures par jour.

Chaque ouvrier devra indiquer le bataillon et la compagnie dont il fait partie, et devra justifier du temps passé au service de la garde nationale.

3° Quant aux ouvriers qui par leur âge ou par suite de circonstances particulières ne peuvent en faire partie, ils recevront trente centimes par heure de présence à la raffinerie, sans que la journée puisse excéder dix heures par jour. (Ces derniers ouvriers ne touchant pas l'indemnité accordée par le gouvernement.)

Paris, le 23 septembre 1870.

C. SAY
(Le titre a été ajouté)


Saviez-vous que... ?

Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.

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A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.

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C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.

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En juillet 1895, la petite Jeanne Monseux, âgée de 7 ans, se rendait comme chaque jour chez les époux Lorphelin demeurant boulevard Kellermann afin d’y nourrir leur chèvre qui, depuis quelques jours, affectait un comportement bizarre. Soudain, l’enfant se mit à crier. Les époux Lorphelin se précipitèrent dans la cabane et aperçurent la pauvre petite luttant désespérément contre la chèvre qui lui avait fait au visage et aux bras de profondes morsures, d'où le sang s'échappait.
Il s’avéra que la chèvre était enragée. Elle fut abattue.
Quant à la petite Jeanne, elle fut sans retard transportée à l'institut Pasteur.

L'image du jour

Usine à gaz, avenue de Choisy, rue du Gaz et rue de Tolbiac(1919)
Le site est aujourd'hui occupé par le square de Choisy