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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

 Le Caporal - 89

89

LE CAPORAL

par
Lucien VICTOR-MEUNIER


TROISIÈME PARTIE


Les apaches de la Butte-aux-Cailles


VIII
La fille de Jarsaillon
(suite)

— Oui, dit Adah, mais ce nom… qui n'est pas le mien, d'ailleurs, ne t'apprend rien. Écoute... Il faut que je parle... Il faut que tu saches tout… Après, tu me tueras ou tu me sauveras, ce sera comme tu voudras… Mais la vérité m'étouffe ; il faut qu'elle jaillisse hors de moi ; dût son poids m'écraser !... N'ai-je donc point résolu de tout dire ?... Mais ce n'était pas à toi que je voulais l'avouer... N'importe !... Écoute

— Parlez, dit-il d'une voix étranglée.

Christine, qui ne comprenait pas grand-chose à ce qui se passait, mais qui avait peur, s'était instinctivement rapprochée de son frère.

Adah appuyée sur son coude, comme soulevée par une force extraordinaire, les yeux luisants, continua :

— Je t'ai dit que tu aurais dû me reconnaître... et le reconnaître, lui... quand nous avons été confrontés avec toi, par le juge d'instruction... Je t'ai dit que tu nous avais déjà vus auparavant... Écoute... Te rappelles-tu la nuit du 3 novembre ?...

— Oui, dit Emmanuel tout frémissant

— Attends... Souviens-toi... La nuit est très noire... Il pleut à torrents... Sur la route de Vitry à Paris... une voiture passe... Un coupé... Un seul domestique, le cocher, est assis sur le siège... Dans la voiture, il y a une femme...

— Mon Dieu ! dit Emmanuel qui commençait à comprendre.

— Tais-toi !... Au bord de la route, trois malfaiteurs se sont embusqués... au moment où le coupé passe devant eux, ils s'élancent... L'un arrête le cheval, l'autre jette par terre le cocher qui reste étourdi par la soudaineté et-la violence de-l'attaque... Le troisième ouvre la portière du coupé Emmanuel voulut parler ; Adah lui imposa silence en lui enfonçant dans la chair du bras ses ongles ardents ; elle continua.

—Tout à coup, un homme sort de l'ombre en criant... C'est un soldat ; il a son sabre nu à la main... Les rôdeurs se retournent vers lui... La lueur d'un coup de feu raye l'obscurité... De son arme, le soldat frappe un des trois bandits... Ils se sauvent... Cela n'a duré qu'un instant... Le coup de feu n'a été entendu par personne... La route est restée solitaire... Le silence s'est fait de nouveau... Il y. a du sang par terre...

Alors Emmanuel eut un véritable rugissement :

— Vous !... c'était vous !...

— Oui, répondit Adah... c'était moi… Et si vous ne m'avez pas reconnue plus tard, c'est que, quand je vous ai forcé à accepter la bourse de peau qui-contenait 3,000 francs, j'ai dissimulé le plus possible mon visage et j'ai déguisé le son de ma voix.

Épuisée de l'effort qu'elle venait de faire, elle se laissa retomber sur le grabat.

Emmanuel, d'un geste fou, s'était pris la tête à. deux mains.

Puis il se pencha de nouveau, questionna :

— Mais alors, si c'était vous, pourquoi n'avez-vous rien dit ?... On n'a pas voulu me croire quand j'ai raconté cette aventure... On n'a pu retrouver personne, ni vous, ni les bandits qui vous ont attaqués... Puisque vous saviez la vérité, pourquoi ne l'avez-vous pas, dite ?... C'était la liberté, la vie, l'honneur que vous me donniez en parlant... Pourquoi n'avez-vous pas parlé ?

— Je ne le pouvais pas, répondit Adah, d'une voix qui n'était plus qu'un râle...

— Pourquoi ?... pourquoi ?... demanda encore une fois Emmanuel.

— Parce que c'eût été me perdre moi-même, me dénoncer…

— Vous ?...

— Et avec moi, l'homme qui conduisait la voiture..., celui qui était déguisé en cocher...

— Qui était cet homme ?

— Ne le devinez-vous pas ?... c'était M. Maxime d'Hastecour…

—Lui !...

Et tout à coup la lumière se fit terrible, aveuglante dans le cerveau d'Emmanuel.

— Mon Dieu ! mon Dieu ! cria-t-il… Je comprends... Cet or !...

— Oui, dit Adah... Ces trois mille francs en pièces neuves… ils venaient de chez le baron Marpault ?

— Oui.

— Vous étiez la maîtresse du baron Marpault... Mon Dieu !... c'est vous qui l'avez assassiné...

— Oui, dit encore Adah.

Et comme Emmanuel, chancelant, égaré, ne trouvait pas une parole, elle-ajouta :

— Ce n'est pas moi qui l'ai frappé... Mais comme j'étais seule avec le baron... Maxime attendait derrière la porte, le poignard à la main… j'ai éteint l’électricité et j'ai ouvert la porte... Alors Maxime, guidé par moi, a pu se ruer sur le vieillard qui se débattait, affolé, au milieu des ténèbres... Il l'a tué...

Sa voix sifflait, rauque, entrecoupée ; Emmanuel écoutait, ses dents s'entrechoquaient ; et, d'horreur, ses cheveux se hérissaient sur sa tête.

— Le vieux est tombé, poursuivit Adah... Alors nous avons rallumé l'électricité... Il était mort... Maxime a cherché le testament... Il savait que cette nuit-là le testament devait se trouver chez son oncle... Il l'a trouvé... Il a brûlé tout de suite cet acte qui le déshéritait et dont il n'existait pas de double... On en' a retrouvé les cendres, je le sais... Puis nous nous sommes lavé les mains ; elles étaient rouges... J'ai pris la bourse contenant les trois mille francs, par précaution, pour égarer, la justice, pour faire croire que le vol avait été le mobile du crime... Après nous sommes partis... Voilà...

— Misérable !... hurla Emmanuel.

Et, défiguré par la fureur, vraiment effrayant, les mâchoires convulsées, le poing plein de menaces :

— Vous avez fait cela ?... C'est vous qui aviez commis le crime et vous, m'avez laissé condamner, moi, innocent !... Et vous n'avez pas eu, une hésitation avant ; pas un remords après... -Vous avez perpétré ce forfait froidement, cyniquement, en me bravant de vos regards impudents, moi que la fatalité accablait... Ah ! lâche !... lâche !...

Avez-vous jamais pensé à ce qu'ont été les conséquences de votre infamie ?... On m'a condamné à mort, vous le savez, puis aux travaux forcés à perpétuité... Et pendant trois ans, ma vie n'a été qu'une longue agonie... Pas un jour, pas une heure ne se sont écoulés sans qu'une souffrance nouvelle vînt déchirer ma chair, et meurtrir mon âme... Là-bas, au bagne, j'ai vécu sous le revolver des gardes-chiourme ; je me suis évadé, et j'ai manqué vingt fois de mourir de faim et de soif dans les déserts... J'ai laissé de mon sang sur les routes que j'ai parcourues, où j'ai rampé, me déchirant les genoux, implorant la mort comme une délivrance... Et c'est vous, c'est vous, misérable femme, qui m'avez infligé ce supplice devant lequel la pensée recule épouvantée...

Attendez… attendez !... Ce n'est pas tout ; je n'ai pas fini !... Je ne suis pas le seul innocent que vous ayez frappé... Mon père est mort de saisissement en apprenant mon arrestation... Il est mort en me croyant coupable, entendez-vous ?... Ma mère est morte de désespoir et de misère... Ma sœur... tenez, la voilà, ma pauvre petite sœur, qui nous écoute, épouvantée... Restée seule au monde, elle a roulé jusqu'au bas de la pente... Elle est descendue, d'échelon en échelon, jusque dans la boue... Elle est devenue la maîtresse d'un bandit promis à la guillotine ou au bagne...

Taisez-vous !...- je n'ai pas fini encore !... J'avais une fiancée... oui, une brave et douce jeune fille, que j'aimais de toute mon âme, et qui s'était donnée à moi parce que j'étais trop malheureux... Eh bien ! depuis que je suis revenu à Paris, je n'ai pu encore savoir où elle est, ce qu'elle est devenue, tant j'ai peur d'apprendre que, comme ma pauvre sœur, elle est une créature perdue, souillée à jamais... Ah ! j'aimerais mieux la savoir morte !...

Voilà ce que vous avez fait, gueuse !... voilà les crimes que vous avez entassés !... Oh ! je ne sais ce qui me retient, puisque je te trouve ici, sous mon talon, de t'écraser, comme on écrase une bête malfaisante, hideuse, infâme !...

Hors de lui, il se rua ; ses mains, agitées d'un tremblement convulsif, se nouèrent autour du cou d'Adah.

— Emmanuel ! cria Christine, mordue par l'effroi aux entrailles...

Mais ce cri ne fut pas entendu, Emmanuel, les mains crispées, demeurait prêt à anéantir d'un geste ce qui restait d'Adah... et ses yeux semblaient jaillir hors des orbites, tandis qu'une bave rougeâtre suintait aux commissures de sa bouche.

— Tu le peux ! râla Adah... Tue-moi ! écrase-moi ! je l'ai mérité... Je suis une criminelle et j’attends le châtiment... Seulement tu ferais mieux de me laisser vivra jusqu'après la vengeance…

— La vengeance ! balbutia Emmanuel.

— Oui... Tu as dit que tu voulais la justice, moi, je veux, la vengeance... Écoute !...

Le silence d'Emmanuel fut un acquiescement., il avait dompté sa colère : ses mains lâchèrent Adah ; il se redressa :

— Écoute, reprit Adah... Il avait été convenu-entre Maxime d'Hastecour et moi ou il m'épouserait... C’est pour-cela que je l’ai aidé à assassiner son oncle... Mais il a refusé de remplir l'engagement pris, j’ai appris qu'il allait se marier avec une jeune fille, Mlle de Champfloran... Alors je lui ai dit que s'il ne tenait pas sa parole de m épouser, je le dénoncerais... en me dénonçant avec lui...

Je l'aurais fait comme je l'ai dit ; il la savait ; et c'est pourquoi il m'a tendu la piège dans lequel je suis tombée... il a voulu me supprimer, et je m'étonne de ne pas être déjà morte... Il faut que les scélérats auxquels il s'est adressé aient trahi sa confiance... Tu vois qu'entre lui et moi, c'est une lutte sans merci...

Laisse-moi vivre, donne-moi les moyens de sortir d'ici... et sitôt libre, je crierai partout, je te le jure :

« Maxime d'Hastecour a assassiné son oncle, le baron Marpault !... » Et je donnerai les preuves. Et je dirai : « Tuez-moi avec lui, si vous voulez, ça m'est égal, pourvu, que je le voie guillotiner, ce misérable, cet assassin, ce lâche !... ». Tu comprends !... Ma vengeance, elle s'appelle pour toi réhabilitation, justice... Oh ! Je veux vivre assez pour pouvoir réparer la mal que j'ai causé.

 



Le Caporal

Première partie
La justice des hommes

Deuxième partie
Le chemin de croix

Troisième partie
Les Apaches de la Butte-aux-Cailles

  • I - La menace
  • II - Les revenants
  • III - Le repaire
  • IV - Entre complices
  • V - Le coup de la portière
  • VI - Le frère et la sœur
  • VII - La séquestrée
  • VIII - La fille de Jarsaillon
  • IX - Le bon juge
  • X - Ministre et forçat
  • XI - L'évasion
  • XII - Mort aux vaches
  • XIII - Ressuscitée
  • XIV - Justice

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Le trésor caché

par
Charles Derennes

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

(1907)

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La prairie de la Glacière

Sans Famille

par
Hector Malot

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

(1878)

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La Butte-aux-Cailles

Bouscot

par
Gaston Chéreau

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

(1909)

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Le quartier de la Gare

Un crime passionnel

par
J. H. Rosny

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

(1908)

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La rue Jonas

Zigomar - La femme rousse

par
Léon Sazie

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

(1910)

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La Cité Jeanne d'Arc

Les mémoires de Rossignol

par
Rossignol

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

(1894)

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Les Gobelins

Zizine

par
Alexandre Arnoux

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

(1938)

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Un Treizième à découvrir dans...

La vieillesse de Monsieur Lecoq

par
Fortuné du Boisgobey
(1878)

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron
(1894)

Les Monstres de Paris

par
Paul Mahalin
(1879)

Robespierre

par
Henri-Jacques Proumen
(1932)

Le quartier Croulebarbe

Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.

L'octroi de la porte d'Italie

Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.

La ruelle des Reculettes

Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...

Le quartier Croulebarbe

Il pouvait avoir cinq ans, ce petit Riquet de la rue Croulebarbe. On lui en eût donné quatre tout au plus, tant il était fluet Son pauvre petit corps se dandinait sur deux longues pattes de faucheux qui prenaient assise dans deux godasses démesurées...


Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
(1912)


Madame Gil-Blas

par
Paul Féval
(1856)


Coeur d'enfant

par
Charles de Vitis
(1899)


L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre
(1859)

De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins

Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.

La rue du Banquier

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

La Butte-aux-Cailles

— Voyons d’abord du côté de la Butte-aux-Cailles, pour tâcher de trouver un logement.
Jacques connaissait l’endroit pour y être venu avec Fifine, une fois ou deux, du temps qu’il vivait chez ses parents.
C’était un quartier misérable situé à proximité de la place et du boulevard d’Italie ; on y arrivait par la rue du Moulin-des-Prés.

L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.

*
*     *

C'est en juillet 1905 que le nom de Paul Verlaine (1844-1896) fut donné à la place du puits artsésien dans le 13e arrondissement.

*
*     *

La rue Fagon est l’ancienne rue de la Barrière des Gobelins. Elle a reçu son nom par arrêté du Préfet de la Seine en date du 26 février 1867. Guy-Crescent Fagon, né le 11 mai 1638 à Paris, où il est mort le 11 mars 1718, fut le premier médecin du roi de 1693 à la mort de Louis XIV. Il développa le Jardin royal des plantes médicinales ou « Jardin du roi », futur Jardin des Plantes.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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