Dans la presse...

 Le puits artésien de la Butte-aux Cailles - 1898

Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

1898, on s'impatiente...

Le Monde illustré – 1er octobre 1898

En attendant que le public soit admis à contempler, en marbre ou en zinc, l'ex-pythie de la rue de Paradis, les badauds ont un autre but de pèlerinage.

Ils s'acheminent vers le puits artésien de la Butte aux Cailles.

C'est là-bas, là-bas, très loin, très loin, du côté de la Glacière et du parc de Montsouris. Dans ce quartier, alors complètement désert, on vit surgir, il y a trente-cinq ans, — excusez du peu ! - une petite baraque construite en bois noirci.

Le puits artésien de la Butte aux Cailles vers 1900 - Le forage n'est toujours pas terminé.

Les passants furent ahuris d'abord. Qu'était-ce ? A cette question, les sergents de ville du second Empire répondaient :

— Réjouissez-vous ! Le gouvernement, pour vous prouver qu'il est paternel, a résolu de vous faire boire de l'eau propre et il perce un puits à votre usage.

Les gens s'éloignaient enchantés, croyant savourer déjà la suavité de ce liquide souterrain. Hélas ! hélas ! ils ne se doutaient pas qu'il leur faudrait attendre jusqu'à ce jour pour voir se réaliser la douce promesse.

Et même elle n'est pas réalisée encore. Il ne sort du tuyau qui a plongé jusqu'à la profondeur de six ou sept cents mètres qu'une boue intermittente dont je ne vous conseillerais pas de vous régaler. Mais il est permis d'espérer que, vers 1910 ou 1915, le puits de Pénélope finira par fournir sa douzaine de carafes par jour.

Comment ne pas admirer la prestigieuse habileté des ingénieurs qui n'auront mis qu'un demi-siècle pour arriver à ce beau résultat ?

Seulement, à cette époque, on aura très probablement réussi à amener à Paris les eaux du lac de Genève ou de quelque autre réservoir gigantesque. Ce qui rendra complètement inutile le puits artésien, enfin terminé. N'est-ce pas ainsi, d'ailleurs, qu'en politique les choses se passent pour la plupart des réformes ?



Dans la presse...


Renseignement bien donné, circulation améliorée

Les boulevards qui font le tour de Paris ont été aménagés, élargis. De nombreux passages souterrains leur permettent d'éviter le croisement avec les routes nationales lorsqu'elles pénètrent dans la capitale. (1938)

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La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr... (1931)

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La cité Jeanne-d'Arc a été nettoyée de ses indésirables

La Cité Jeanne-d'Arc, cet îlot lépreux et insalubre qui, dans le 13e arrondissement, groupe autour de quelques ruelles ses immeubles sordides, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, a vécu aujourd'hui un véritable état de siège. (1935)

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L'inauguration de la rue Jeanne-d'Arc (prolongée) dans le XIIIe arrondissement

La municipalité parisienne a inauguré, ce matin dans le 13e arrondissement, le prolongement de la rue Jeanne-d'Arc qui relie ainsi le quartier des Gobelins à celui de la Gare. (1936)

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L'inondation de la Bièvre

La Bièvre, pendant l'orage de mercredi, s'est mise en colère ; terrible colère, dont nous avons déjà signalé hier les principaux effets, et dont je suis allé voir les traces avant qu'elles ne fussent effacées. (1901)

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Saviez-vous que... ?

Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

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Le 23 juillet 1892, un ouvrier tourneur en bronze, nommé Dubru, se suicidait en se jetant dans la Bièvre, boulevard d’Italie. Son corps fut transporté à la Morgue.

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En aout 1939, l'effondrement provoqué des derniers immeubles de la Cité Jeanne d'Arc servit à tester la résistance des abris souterrains conçus par la défense passive.

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En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue », dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)