Un jour dans le 13e

 La catastrophe de la rue de Tolbiac

NOUVELLES DIVERSES

La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Journal — 25 octobre 1915

Trois reconnaissances nouvelles des victimes de la rue de Tolbiac ont été enregistrées hier à la Morgue. Le nombre des corps identifiés est actuellement de vingt-trois.

On a célébré hier matin les obsèques du docteur Desandré, médecin aide-major des sapeurs-pompiers. Après la cérémonie religieuse à la chapelle du Val-de-Grâce, des discours ont été prononcés par le colonel Cordier et un ami du défunt, M. Mathiot, avocat à la cour. L'inhumation a eu lieu au Père-Lachaise.

La catastrophe de la rue de Tolbiac - 20 octobre 1915


21 octobre


22 octobre


23 octobre


24 octobre


25 octobre


26 octobre


27 octobre


28 octobre


29 octobre


31 octobre


18 novembre


21 novembre


10 décembre


L'accident du 23 juillet 1915

Saviez-vous que... ?

Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853. Il portait initialement le nom de pont Napoléon III.

*
*     *

C’est en juin 1890 que la rue de Lourcine, rue traversant les 5e et 13e arrondissements, existant depuis le XIIe siècle et rendue célèbre par Eugène Labiche par sa pièce de théâtre représentée pour la première fois en 1857, changea de nom pour devenir la rue Broca, anthropologue et chirurgien. Cette modification souleva quelques protestations notamment de la part de Henri Wallon. En décembre 1944, la partie de la rue Broca, été comprise entre le boulevard Arago et la rue de la Santé prit le nom de Léon-Maurice Nordmann, avocat et résistant français, fusillé en 1942 dans la forteresse du Mont-Valérien, en conservant la numérotation de la rue Broca.

*
*     *


Abel Hovelacque, député du 13ème arrondissement, dont le nom a été donné à la rue de Gentilly en 1899, fut le promoteur de l'Ecole Estienne qui ouvrit le 20 novembre 1889. Cette école occupe ses locaux actuels depuis le 1er juillet 1896. Abel Hovelacque ne vit pas cette installation car il mourut le 22 février 1896 à l'age de 53 ans.

*
*     *

La rue Regnault dans le quartier de la Gare honore le peintre néo-classique français Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) et non le peintre Henri Regnault (1843-1871), tué à la bataille de Buzenval, qui, lui, a sa rue dans le 14e arrondissement.

L'image du jour

Avenue des Gobelins