Lieux et monuments



Une nouvelle statue de Jeanne d'Arc

La Chronique des arts et de la curiosité :
supplément à la Gazette des beaux-arts — 17 octobre 1891

Une nouvelle statue de Jeanne d'Arc, due au ciseau du sculpteur Chatrousse, vient d'être placée dans le 13e arrondissement, à l'angle du boulevard Saint-Marcel et de la rue Duméril.

La nouvelle statue de Jeanne d'Arc, due au sculpteur Chatrousse, source : Le Monde Illustré

Cet endroit a été choisi sur l'avis de M. Hovelacque, conseiller municipal, comme étant l'amorce de la rue Jeanne-d'Arc. non encore achevée, et qui doit traverser une grande partie de l'arrondissement.

Le modèle en plâtre de cette statue avait été exposé au Salon de 1886. L'œuvre fut achetée par la Ville, avec le concours de l'État, en 1888, et la statue, coulée en bronze, figura à l'Exposition de 1889.

L'héroïne est représentée debout, la face levée au ciel, les cheveux rejetés en arrière de la main droite elle élève sa bannière, et de la gauche elle s'appuie sur un bouclier où sont inscrits ces mots : Orléans, Patay, Heims.

Le piédestal a été fait sur les dessins de M. Formigé, architecte.

La Maison d'éducation de la Légion d'honneur, à Saint-Denis, vient de faire l'acquisition d'un second exemplaire en bronze de cette statue.


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Saviez-vous que... ?

Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

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La statue de Pinel, bienfaiteur des aliénés, installée devant l'hôpital de la Salpétrière est due à Ludovic Durand.

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La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.

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Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)