Lieux et monuments

 La place d'Italie - 1877

La place d'Italie

Journal des débats politiques et littéraires — 8 décembre 1877

Il existe dans Paris un site que l'on peut comparer sans exagération au rond-point de l’Etoile, à la place du Trône ou à la demi-lune du Trocadéro, c'est la place d'Italie, que l'on est en train de rectifier, de niveler et de transformer en un rond-point correctement dessiné.

La place d'Italie - Vue sur les pavillons Ledoux depuis la rue Gérard - photo Ch. Marville - 1865

On travaille depuis un certain temps à régulariser les abords de ce plateau. Les importantes opérations dont il est l'objet répondent aux exigences créées par la nouvelle et la nouvelle avenue des Gobelins, qui y a son débouché. Déjà la mairie du 13e arrondissement, récemment construite à l’angle des avenues de l'Hôpital et des Gobelins a donné à un côté de ce plateau un aspect architectural fort satisfaisant. Des amorces de rues ont été créées, des déblais ont été exécutés sur la même partie, et l'on va mettre la main, vers la section opposée, à des déblais plus considérables pour obtenir un niveau parfaitement uniforme.

Ainsi que la place du Trône, la place d'Italie sera dotée d'une avenue circulaire qui aura près de 25 mètres de largeur. Le centre de la place deviendra, un immense refuge, un vaste terre-plein exhaussé d'où l'œil s'étendra au loin et embrassera une grande partie de Paris au nord-est, à l'est et au sud. La plantation de marronniers sur cette avenue va être faite sous peu de jours.

Et sait-on la remarquable perspective fortuitement acquise à ce site relégué à l'extrémité sud de Paris ?

C'est le couronnement de l'avenue des Gobelins et de la ligne que suit l'œil du spectateur, par l'édifice surélevé du Panthéon Le monument est précisément dans l'axe du trajet et termine admirablement la perspective à une altitude que semble rehausser la distance. C'est un fort beau coup d'œil.

Aux abords de la place d'Italie et sur le boulevard de ce nom sont des accidents de terrain d’où l'on découvre un panorama presque égal à celui dont on jouit des hauteurs du Trocadéro.

Ce sont les coteaux du Champ-de-l’Alouette. II y avait là, dans les jardins qui dominent la vallée de Bièvre, un grand nombre de cèdres de la plus belle espèce. Ces arbres ont succombé sous la cognée de la spéculation moderne. Quelques-uns de ces magnifiques produits de la végétation orientale — trois ou quatre peut-être — sont encore debout ; pour combien de temps ?

Six boulevards aboutissent à la place d'Italie, six grandes voies de communication deux de moins qu'à la place du Trône- ce sont : l'avenue des Gobelins, le boulevard d’Italie, la route de Fontainebleau, la routes de Choisy, le boulevard de la Gare, le boulevard de l'Hôpital.


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement (1867).



Lieux

Abattoirs de Villejuif (1903)


A.O.I.P. (rue Charles Fourier) (1933)


Arts et Métiers (Ecole des ) (1903)


Asile Nicolas Flamel (rue du Château-des-Rentiers (1904)


Austerlitz (Village d') (1884)


Barrière Croulebarbe (1865)


Barrière des Deux Moulins (1865)


Barrière des Deux Moulins - Le cabaret de la mère Marie (1859)


Barrière de Fontainebleau (1865)


Barrière de la Gare (1865)


Barrière de la Glacière (1865)


La Belle Moissonneuse (1864)


La Belle Moissonneuse (1875)


Boucherie de cheval - Première - à Paris (1866)


Boulevard d'Italie (1883)


Le Cabaret du Pot-d’Étain (1864)


Le Champ de l'alouette (1933)


Le Casino du XIIIe (1899)


La chapelle Bréa (1897)


Château Napoléon (1904)


Cité Doré (1854)


Cité Doré (1882)


Cité des Kroumirs (1882)


Clos Payen (1891)


Rue Croulebarbe (1865)


Les Deux-Moulins et le hameau d'Austerlitz (1884)


L'école Estienne (1896)


L'école Kuss (1934)


Eden des Gobelins (1934)


Église Saint-Anne (1900)


L’église Saint-Hippolyte, aux Gobelins (1908)


La « Folie » Neubourg (1906)


La « Folie » Neubourg (1929)


Fontaine à Mulard (rue de la - ) (1904)


La glacière du 13e (1873)


Gare d'Orléans (1890)


Jeanne d'Arc (Statue) (1891)


Parc (Square) Kellermann


Rue Küss (1929)


Lourcine (Hôpital de -) (1890)


Mairie du 13e (1893)


Marché aux chevaux (1867)


Marché aux chevaux, vu par M. Macé, anc. chef de la sûreté (1888)


Marché aux chevaux (1890)


Marché des Gobelins (1867)


Monument aux mères (1938)


Passage Moret (1911)


Hôpital de la Pitié (ancien) (1903)


Hôpital de la Pitié (ancien)(1908)


Hôpital de la Pitié (nouvel) (1910)


Maison des typos (1933)


Place d'Italie (1877)


Place d'Italie - Histoire de la (1925)


Pont Tolbiac (Inauguration) (1895)


Pont Tolbiac (Technique) (1895)


Poterne des Peupliers - Le Cabaret des Peupliers (1880)


Poterne des Peupliers (1930)


Rue des Peupliers vue par J. Mary (1908)


Raffinerie Say (1890)


Raffinerie Say (1905)


Rue des Reculettes (1928)


Ruelle des Reculettes (1914)


La Salpêtrière (1890)


La Salpêtrière (1903)


Le Théâtre des Gobelins (1869)


Le verger des Gobelins (1914)


La Zone (1931)


La Zone (1933)


Saviez-vous que... ?

L'Eglise Saint-Marcel de la Salpétrière fut construite en 1856 par l'architecte Blot aux frais de l'abbé Morisot qui, en septembre 1865, la céda à la ville de Paris moyennant 275.285 francs.

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La rue Berbier du Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.

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Dans la semaine du 15 au 22 mars 1929, le cinéma Clisson Palace (61-63 rue de Clisson) jouait "Trois jeunes filles nues", un film avec la charmante Jeanne Helbling que celle-ci avait tourné avec l'excellent Nicolas Rimsky. Jeanne Helbling partageait la vedette avec Mmes Jenny Luxeuil Jeanne Brindean et Annabella.

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Jusqu’à la fin des années 1920, la rue de la Fontaine-à-Mulard commençait avenue d’Italie, s’interrompait rue Damesme et reprenait rue de la Colonie pour se terminer définitivement place de Rungis. Il y avait près de 500 mètres entre le n°2 et le n°4.
Le tronçon compris entre l’avenue d’Italie et la rue Damesme devint la rue du Dr Laurent.

L'image du jour

Boulevard Blanqui à l'angle de la rue du Moulin des Prés, un jour de marché.

Le marché Blanqui fut créé pour prendre la relève du marché couvert des Gobelins qui ne répondait plus aux besoins de la population et qui avait probablement mal vieilli depuis sa construction en 1868. Initialement, le marché se tenait sur le terre-plein central du boulevard. Il a été déplacé sur le trottoir côté Maison-Blanche lors de la construction du métro. Auguste Blanqui est mort dans l'immeuble à gauche de la rue du Moulin-des-Prés, le 1er janvier 1881.