Lieux et monuments

 Une nouvelle école des arts et Métiers - 1903

Une nouvelle école des arts et Métiers

La République française — 30 août 1903

Les abattoirs de Villejuif, situés sur les hauteurs de la Salpêtrière, boulevard de l’Hôpital, vont bientôt disparaître pour faire place à la nouvelle école municipale des arts et métiers dont la création a été décidée par nos édiles sur rapport de M. Chautard.

L’établissement fut en partie désaffecté, il y a quelques années, lors de la construction à Vaugirard des nouveaux abattoirs généraux de la rive gauche, et ne servait plus qu’à l'abattage des chevaux et mulets provenant principalement du marché aux chevaux, établi à proximité, boulevard Saint-Marcel.

Malgré le nombre considérable de chevaux abattus — 25.000 environ par an — une grande partie des bâtiments restaient inoccupés ou servaient de magasins généraux au service des domaines qui y entassait son matériel réformé.

L'administration municipale n'a pas voulu laisser plus longtemps improductif un terrain dont la superficie atteint 30.000 mètres environ. Au mois de janvier prochain, les bâtiments seront démolis et sur leur emplacement sera édifiée la nouvelle école.

Façade de l'Ecole des Arts et Métiers dessinée par M. Roussi, architecte, en juin 1902

En compensation, de nouveaux terrains seront mis à la disposition du syndicat de la boucherie hippophagique, qui construira à la porte Brancion, près des abattoirs de la rive gauche, un nouvel établissement modèle renfermant, en outre des services ordinaires, de nombreux laboratoires de recherches scientifiques.


A lire également

L'Ecole des arts et métiers (1908)

Ouverture de l'École des Arts et Métiers de Paris (1912)

L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris (1912)

Lieux

Abattoirs de Villejuif (1903)


A.O.I.P. (rue Charles Fourier) (1933)


Arts et Métiers (Ecole des ) (1903)


Asile Nicolas Flamel (rue du Château-des-Rentiers (1904)


Austerlitz (Village d') (1884)


Barrière Croulebarbe (1865)


Barrière des Deux Moulins (1865)


Barrière des Deux Moulins - Le cabaret de la mère Marie (1859)


Barrière de Fontainebleau (1865)


Barrière de la Gare (1865)


Barrière de la Glacière (1865)


La Belle Moissonneuse (1864)


La Belle Moissonneuse (1875)


Boucherie de cheval - Première - à Paris (1866)


Boulevard d'Italie (1883)


Le Cabaret du Pot-d’Étain (1864)


Le Champ de l'alouette (1933)


Le Casino du XIIIe (1899)


La chapelle Bréa (1897)


Château Napoléon (1904)


Cité Doré (1854)


Cité Doré (1882)


Cité des Kroumirs (1882)


Clos Payen (1891)


Rue Croulebarbe (1865)


Les Deux-Moulins et le hameau d'Austerlitz (1884)


L'école Kuss (1934)


Eden des Gobelins (1934)


Eglise Saint-Anne (1900)


La « Folie » Neubourg (1906)


La « Folie » Neubourg (1929)


Fontaine à Mulard (rue de la - ) (1904)


La glacière du 13e (1873)


Gare d'Orléans (1890)


Jeanne d'Arc (Statue) (1891)


Parc (Square) Kellermann


Rue Küss (1929)


Lourcine (Hôpital de -) (1890)


Mairie du 13e (1893)


Marché aux chevaux (1867)


Marché aux chevaux, vu par M. Macé, anc. chef de la sûreté (1888)


Marché aux chevaux (1890)


Marché des Gobelins (1867)


Monument aux mères (1938)


Passage Moret (1911)


Hôpital de la Pitié (ancien) (1903)


Hôpital de la Pitié (ancien)(1908)


Hôpital de la Pitié (nouvel) (1910)


Maison des typos (1933)


Place d'Italie (1877)


Place d'Italie - Histoire de la (1925)


Pont Tolbiac (Inauguration) (1895)


Pont Tolbiac (Technique) (1895)


Poterne des Peupliers - Le Cabaret des Peupliers (1880)


Poterne des Peupliers (1930)


Rue des Peupliers vue par J. Mary (1908)


Raffinerie Say (1890)


Raffinerie Say (1905)


Rue des Reculettes (1928)


Ruelle des Reculettes (1914)


La Salpétrière (1890)


La Salpétrière (1903)


Le Théâtre des Gobelins (1869)


Le verger des Gobelins (1914)


La Zone (1931)


La Zone (1933)


Saviez-vous que... ?

Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

*
*     *

Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

*
*     *

En 1878, le directeur de l'Alcazar d'Italie, un bal situé 190 avenue de Choisy, était M. Albert Barjon.

*
*     *

La mairie du 13e a été construite sur les plans de Paul-Emile Bonnet, architecte et grand prix de Rome (1828-1881). Les extensions latérales sont dues à Antoine Soudée.
M. Bonnet avait aussi étudié, sur un terrain à l'angle de la rue de Tolbiac et de la rue Damesme, un projet d'église qui ne fut pas exécuté et que celui de l'église Saint-Anne remplaça.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)