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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

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La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

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La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

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Le boulevard Saint-Marcel

Les Baisers rouges

par
Montfermeil

A travers Paris jusqu'à la rue Coypel...

(1900)

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La rue de la Vistule

La fille du fusillé

par
Paul Samy

Huit heures du soir sonnaient à l’horloge de l’hôpital Marie-Lannelongue, située à l’angle de la rue de Tolbiac et de l’avenue d’Ivry, quand une automobile, arrivant par l’avenue d’Italie, tourna dans la rue de la Vistule et s’arrêta devant une petite grille terminant un mur, derrière lequel s’élevait une maisonnette.

(1924)

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Croulebarbe et la ruelle des Reculettes

La main trouée

par
Montfermeil

Le quartier Croulebarbe est un de ceux que n'a pas encore assainis la pioche du démolisseur, un des recoins restés sordides du vieux Paris.

(1901)

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La boulangerie socialiste de la rue Barrault

Les amis du Peuple

par
Jean Vignaud

Jacques et sa sœur, laissant derrière eux le boulevard d'Italie, gravirent la rue Barrault. Celle-ci, flanquée d'un côté de la Butte-aux-Cailles, énorme pâté de maisons aux murs de pisé, de l'autre, d'immenses terrains couverts de roulotes peintes et d'abris en planches, s'élevait ainsi qu'un ravin poussiéreux et crevé de trous.

(1904)

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A. Brepson - Un gosse - 4

"Un gosse"

roman par Auguste Brepson

Extrait précédent

 

Première partie

V

C'est pendant cet hiver que nous arriva le malheur qui nous fit quitter V...

Mon oncle, maigre les représentations de ma grand'mère, fréquentait les Tournerot. Parfois il m'emmenait chez eux. Je me rappelle la dernière fois que j'y allai, un après-midi de bise aigre, où la glace mince des flaques craquait sous nos pieds comme des coquilles d'œufs. Heureusement, ce n'était pas loin : dix minutes sur la route et l'on arrivait à une bicoque noircie où deux marches de pierre, creusées par le frottement des semelles conduisaient à une porte qui s'ouvrait sur un logis enfumé. On y voyait une table boiteuse, deux chaises crevées, une commode vermoulue ; au fond d'une alcôve, un lit-bateau comme chez nous, mais aux draps malpropres ; un grabat le long du mur ; des bottes d'osier dressées dans un coin, et, près de l'âtre, un vaste fauteuil de velours pelé, qui perdait sa bourre et gémissait sous le poids de la vieille Tournerot. Elle s'y tenait habituellement, énorme, coiffée d'un bonnet sale d'où s’échappaient des mèches d'un blanc verdâtre, la tête penchée comme entraînée par son grand nez, la lippe pendante et marmottant toujours je ne sais quoi.

En entrant je fus étonné de ne l'y pas voir. J'appris qu'elle était morte depuis trois jours. Les Tournerot étaient en train de brûler ses nippes. Le père, un grand sec, noueux et velu, avec un nez crochu et des yeux d'épervier, sera la main de mon oncle et s'en fut tirer d’un placard une bouteille et deux verres.

Pendant qu'ils causaient et buvaient, je regardais flamber les hardes dans la cheminée. Le petit Tournerot, un moment, y jeta une jupe qui recouvrit entièrement le feu se gonfla. Cela me parut bizarre, et comme ma grand'mère traitait la mère Tournerot de vieille sorcière, je ne tardai pas à contempler ce spectacle avec un effroi superstitieux, mélangé de dégoût : la vieille était sûrement là dedans allait s'envoler tout à l'heure par la cheminée comme un gros ballon !...

Mais il n'en fut rien ; une flamme creva la jupe et la dévora. Et j'étais content... et je me dis avec une rage quelque diabolique : « Brûle... brûle, vieille sorcière ! »

Au moment de nous en retourner, Tournerot sortit par une porte de derrière et revint, tenant par les oreilles, deux lapins qui gigotaient. Il les mit dans un sac un peu troué, dit-il, pour qu'ils aient l'air.

Mon oncle posa sur la table une pièce de cent sous et empoigna le sac ; mais, avant de le soulever, il parut hésiter.

Alors Tournerot le lui chargea sur l'épaule en disant : « Mais n'aie donc pas peur, grande bête ! puisque je te dis qu'ils sont à moi ! » Et, le poussant dehors d'une bourrade amicale : « Allez hop !... en route pour la gibelotte ! »

La nuit commençait à tomber. Les lapins bondissaient dans le sac. Nous croisâmes sur la route une vieille avec un fagot et je la vis se retourner et regarder ce sac qui remuait.

Pour avoir la paix, mon oncle se garda bien de dire à ma grand-mère d'où venaient les lapins et lui raconta une fable.

Il les mit dans une caisse à claire-voie et, avant de me coucher, je m'amusai à chatouiller leurs petits museaux doux et frémissants qu'ils passaient entre les planches.

Le lendemain, à l'aube, les aboiements furieux de Prunette et des loups bruyants frappés à la porte me réveillèrent. Ma grand'mère alla ouvrir, effarée, et aussitôt deux gendarmes suivis d'un fermier des environs surnommé « Pleine Lune », à cause de sa figure toute ronde, firent irruption chez nous avec le vent d'hiver.

Epouvanté, je me dressai dans mon lit et me mis à crier. L'un des gendarmes, pour me calmer, me dit : « Allons, n'aie pas peur mon petit bonhomme », tandis que l'autre demanda, et brutalement, à mon oncle d'où il tenait ces lapins que « Pleine Lune » venait de sortir de leur caisse en s'écriant : « En voilà toujours deux ! »

Mon oncle, un peu pâle, répondit :

« Je les ai achetés à Tournerot. » Ma grand'mère, alors, ne put s'empêcher de joindre les mains et de dire : « Mon Dieu ! nous sommes perdus !» ; et « Pleine Lune » ricana : « Ah ! bon, Tournerot... l'autre fripouille ! »

Mon oncle voulût protester, mais les gendarmes l'interrompirent rudement : « Allez, en route, nous allons voir ça... »

Quand nous fûmes seuls, ma grand'mère me prit dans ses, bras et nous sanglotâmes longtemps comme des malheureux.

Je ne revis pas mon oncle pendant des jours et des jours. Quand, je lui demandais où il était, ma grand'mère répondait : « Il est parti loin, mais il reviendra », et elle se détournait pour pleurer.

C'est pendant cette époque que ses cheveux devinrent tout blancs. Je remarquai aussi qu'elle ne partait plus si souvent avec son battoir, me laissant sous la garde de Prunette, dans notre maison fermée à double tour, et qu'il n'y avait plus que bien rarement du lard dans la marmite.

Enfin mon oncle reparut. Il était amaigri et avait l'air sombre. Lui, si patient et si doux, ne supportait à présent plus rien de ma grand'mère et parlait sans cesse d'assommer Tournerot quand celui-ci « sortirait »…

Pauvre oncle ! Dans cette triste affaire où l'infâme Tournerot tenta de se disculper en rejetant sur lui le délit d'escalade et de vol par effraction, je sais bien, moi, que ses seuls torts furent et sa candeur et sa réputation de bohème et de pauvre diable, car ces lapins, qu'il ne croyait pas avoir été volés, il les paya cent sous... j'étais là !... et l'on aurait dû tout de même interroger un enfant de cinq ans et croire en sa bouche innocente.

Extrait suivant



Un gosse (1927)

roman par Auguste Brepson (1884-1927)

Préface par André-Charles Mercier

Première partie

  • Chapitre 1
  • Chapitre 2
  • Chapitres 3 et 4
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6
  • Chapitre 7
  • Chapitre 8 : Boulevard d'Italie
  • Chapitre 9 : Rue de la Glacière
  • Chapitre 10 : A la Butte-aux-Cailles
  • Chapitre 11 : La cité Jeanne d'Arc
  • Chapitres 12 et 13 : La vie, cité Jeanne d'Arc
  • Chapitre 13 (suite) : Le marché Saint-Médard
  • Chapitre 14 : La mort du père
  • Chapitre 14 (suite) : Le marchand de jouet de la rue Nationale
  • Chapitre 15 : Noël
  • Chapitres 16 et 17

Deuxième partie

  • Chapitre 1 : La rue Jeanne d'Arc
  • Chapitre 2 : Chez les biffins
  • Chapitre 3
  • Chapitre 4 : Rue Clisson
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6 : Sur la place Jeanne-d'Arc
  • Chapitres 7 et 8 : Quatorze juillet, place Nationale
  • Chapitre 9
  • Chapitre 10 : Du côté de la Bièvre
  • Chapitre 11
  • Chapitre 12
  • Chapitre 13
  • Chapitres 14 et 15

Le texte reproduit est celui paru dans l'Œuvre du 18 janvier au 16 février 1936

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Madame Sept-Quatre

par
William Cobb
(Jules Lermina)

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

(1873)

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De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

(1912)

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La rue du Dessous-des-Berges

La dame de pique

par
Jules de Gastyne

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

(1906)

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A travers la Maison-Blanche

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

(1907)

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La poterne des Peupliers

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

(1910)

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La rue des Peupliers

Perdues dans Paris

par
Jules Mary

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

(1908)

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Le quartier Croulebarbe

Les esclaves de Paris

par
Émile Gaboriau

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

(1868)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Pour aménager la Place d'Italie, une fois les pavillons Ledoux abattus, il fallut abaisser le niveau d'un des côtés de plus d'un mètre et exhausser l'autre d'autant. L'idée était également de diminuer ainsi la pente de la rue Mouffetard, future avenue des Gobelins, qui se révélait impraticable aux engins lourds dans ses derniers mètres.

*
*     *

Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.

*
*     *

Le 6 juillet 1878, vers onze heures et demie, le sieur L..., charretier, route de Châtillon, altéré par la chaleur, était entré pour prendre un verre de vin, dans un cabaret, rue de l’Espérance, près la rue de la Butte-aux-Cailles. Quand il en sortit, après s’être rafraîchi, il ne retrouva plus son tombereau attelé de deux forts chevaux percherons.
Un audacieux roulotter l’avait emmené.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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