Littérature



La rue Jeanne-d'Arc

"Un gosse"

roman par Auguste Brepson

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Deuxième partie

I

Il me suffit à présent de lever les yeux à notre fenêtre ouverte pour contempler le ciel immense où cabriolent des hirondelles ; et tout le glorieux soleil de juin pénètre à flots dans notre chambre.

Nous avons déménagé — oh ! pas loin — à l'étage au-dessus, et c'est encore l'homme au crochet qui, un matin, transporta nos meubles dans la pièce que nous occupons.

Elle donne sur la rue Jeanne-d'Arc ; elle n'est pas non plus bien grande et les murs en sont aussi sordides, mais l'air et la lumière qui l'inondent en font pour moi un palais auprès du puits que je viens de quitter.

Puis il y a le spectacle de la rue qui, seul, suffirait à m'enchanter. Je vois les passants, les voitures, le tramway d'Ivry et, sur le trottoir d’en face, le long des murs de la raffinerie, les loqueteux qui cherchent leur vermine ou dorment dans le soleil et les voyous qui jouent bruyamment à la « passe ».

À travers les hautes fenêtres grillées de la raffinerie, dont les coups sourds des machines font grelotter nos vitres de minute en minute, je distingue dans la pénombre tout un mouvement mystérieux qui m'intrigue et m'inquiète. Ce sont de larges courroies qui filent comme des reptiles longs, et plats, des bras d’acier qui apparaissent et disparaissent en lançant un reflet blanc, des roues qui tournent à une vitesse telle qu'on n'aperçoit plus leurs rayons et, parfois, dans le sous-sol, illuminant l'ombre d'une lueur d'incendie, la gueule rouge d’un four qui s'ouvre et, devant, des silhouettes noires qui passent et repassent.

Oui, elle me faisait un peu peur cette usine et je la voyais presque comme une bête monstrueuse et brutale, accomplissant avec des membres multiples et hideux, en ronflant, sifflant, grognant et haletant, on ne savait quelle besogne tragique et formidable.

Mais les nouvelles conditions de mon existence avaient assez raffermi mon esprit pour que des influences extérieures ne vinssent plus m’impressionner trop fâcheusement. Après la crise que je venais de traverser, je me sentais comme convalescent : j'éprouvais ce bien-être singulier, fait de lassitude heureuse et de mélancolie douce, qui vous vient longtemps après qu'un malheur vous a brisé et toutes les forces de mon être tendaient à présent à la joie et à la vie.

Outre l'air, la lumière et la nourriture suffisante, un événement survint qui acheva de me remonter, sans toutefois dissiper la vague tristesse qui était chez moi domine un état naturel.

Ma grand'mère abandonna son commerce de lacets pour un autre plus lucratif : elle se mit à vendre des fleurs qu'elle allait chercher dans les bois, aux environs de Paris.

En voyant ma mine pâlotte, elle décida de ne pas m'envoyer encore à l'école et, pour me redonner des couleurs, de m'emmener respirer l'air salubre des bois de Verrières, de Clamart et de Meudon.

*
*     *

Nous partions avec l'homme au crochet. C'était lui qui avait indiqué à ma grand'mère cette autre façon de gagner sa vie. IL connaissait dans les bois les endroits où l'on trouvait des anémones, des jacinthes, des boutons d'or, de la bruyère et de l'argentine.

Il s'appelait Théophile.

C'était un être simple, jeune encore, mais tout grisonnant, vêtu d'un pantalon et d'un paletot mosaïqués de pièces cousues avec de la ficelle et coiffé d'un vieux képi d'artilleur, ce qui lui faisait, avec son grand nez, ses grosses moustaches rousses retombantes et ses bons yeux clairs et ingénus, un tête de vieux troupier à la fois comique et attendrissante.

Il faisait des courses, ouvrait les portières, chiffonnait et mendiait au besoin.

Avec cela illettré et d'une candeur effarante... Exemple : il croyait dur comme fer, pour avoir entendu lire dans le journal les prévisions du temps ; que c'étaient les astronomes — les « astrolomes » comme il les appelait — qui faisaient la pluie et le soleil !

Tout jeune, cette simplicité lui avait été fatale. Dans son petit village des environs de Villersexel, il se trouvait, le soir de la bataille, sur la place de l'église avec d'autres gamins, écoutant la canonnade et regardant le ciel embrasé par l'incendie du château de Grammont, lorsqu'un obus roula tout près. Les autres s'enfuirent, mais lui resta à contempler ébahi cette boule noire qui venait de tomber du ciel...

C'est alors qu'il avait vu brusquement une grande lueur, et senti un souffle terrible et brûlant qui le soulevait et le balayait connue un fétu... puis plus rien.

Quand il s'était réveillé dans la chaumière paternelle, il lui manquait la main gauche.

J'allai dans les bois. Nous partions à l'aube. Je montais dans la voiture de Théophile, une petite carriole grinçante et aussi rafistolée que les vêtements de son propriétaire et nous gagnions la porte de Châtillon. Le paysage laid, qui alors défilait devant mes yeux, me rendait tout mélancolique.

C'était d'abord, de chaque côté de la route plantée d'acacias maigres et poussiéreux, les cabanes hétéroclites de la zone et leurs jardinets misérables, des guinguettes canailles avec leurs tonnelles poudreuses, des terrains vagues coupés çà et là de bicoques en torchis, puis de longs murs monotones et tristes, des jardins maraîchers où le soleil mettait sur les cloches à melons de grosses étoiles scintillantes et, parfois, une large porte de ferme, derrière laquelle on entendait le mugissement d'une vache ou des gloussements de poules.

À Fontenay, je descendais de la voiture pour faciliter à Théophile l'ascension de la rude et tortueuse côte de Châtillon. En passant devant la gendarmerie, sous le regard sévère du pandore en faction, nous nous faisions bien humbles et Théophile saluait poliment.

Au fur et à mesure que nous montions, Paris élargissait à droite, dans une vapeur grise, son océan de maisons, où la Tour Eiffel, solidement plantée sur ses jambes arquées de géante, écrasait de son jet prodigieux les clochers, les flèches, les dômes et les longues cheminées d'usines fumant comme des canons qui auraient bombardé le ciel.

Arrivés sur le plateau, nous prenions un bout de la route du Petit-Bicêtre, puis un chemin de traverse bordé de pommiers, et noué arrivions dans le bois de Clamart.

La première fois que j'y pénétrai, j'éprouvai une forte désillusion. Je m'étais figuré comme ma vieille forêt de V... avec des arbres gigantesques chargés d'épaisses frondaisons, des fourrés impénétrables, des tapis de mousse, des fougeraies, des bruyères, toute une végétation opulente, sauvage et peuplée d'oiseaux; et je n'y vis que des arbres maigres et des buissons pauvres ; je n'y foulai qu'un matelas de feuilles pourries parsemé de vieilles boîtes à sardines, de papiers de charcuterie et des fientes de Parisiens dominicaux et, dans la solitude, je n'entendis résonner lugubrement que le refrain bête du coucou.

Cependant Théophile nous conduisait dans certains endroits infréquentés où abondaient l'anémone, la jacinthe et le bouton d'or. Quant à l'argentine, qui se vendait le mieux, nous allâmes, le moment venu, la chercher dans le bois de Verrières où elle poussait à profusion.

Autant je détestais le bois de Clamart, autant j'aimais le bois de Verrières. Il était délicieux. Il semblait que ce fût son éloignement des vapeurs de la ville qui gardât ses feuillages aussi frais, aussi tendres, Sur son sol que ne venaient ni fouler ni polluer le promeneur s'épanouissait une flore désordonnée, et l'on eût dit que tous les oiseaux chassés du bois de Clamart par la goguette populaire s'étaient réfugiés chez lui.

Puis j'y trouvais un joli coin où je m'ébattais follement, comme un petit sauvage.

Mais avant d'y arriver, il me fallait franchir entièrement la terrible route du Petit-Bicêtre. Elle était mon cauchemar. Mal pavée et pleine de trous, elle cabotait rudement la voiture et j'étais secoué, cogné, ballotté et abasourdi pendant près d'une lieue, je me cramponais aux ridelles, les dents serrées, et, pour prendre patience, je regardais s'avancer les points de repère que je m'étais donnés pour abréger la route.

C'était d'abord le chemin des pommiers, puis une auberge : « Au Soleil levant », — un large soleil hilare, peint en jaune sur la blanche et entouré de rayons comme des lames de poignard, — une cabane de cantonnier avec sa calotte de mousse brune, une autre auberge : « A l'Étang des Moines », un gros arbre bizarre, le flanc ouvert d'un large trou rempli de pierres, et, enfin, terme de mon supplice, la ferme du Petit-Bicêtre avec sa mare à purin où barbotaient des canards. Alors brusquement le fracas des roues sur les pavés s’éteignait et la voiture semblait rouler sur du velours. Nous nous engagions sur une large route sableuse bordée à droite et à gauche d’un trottoir gazonné d'où s’élançaient de grands arbres. Dans le profond silence, on n'entendait que le bruit doux du gravier écrasé.

J'éprouvais une détente heureuse et mon esprit libéré retombait dans ses rêves, bercé par l’air fluté qui chantait dans les roues.

Nous rencontrions de temps en temps un cantonnier qui s’arrêtait de casser les cailloux pour nous voir passer, un trimardeur cheminant pieds nus, les souliers au bout d’un bâton sur son épaule, une halte de bohémiens dont le feu clair grillait l’herbe, et, parfois, entre deux gendarmes, un malfaiteur conduit, menottes aux poings, de brigade en brigade.

Abandonnant la grande route, nous descendions un chemin encaissé, et nous nous arrêtions à l’orée des bois à un endroit appelé « Les trois sapins ». J'y restais à garder la voiture, pendant que ma grand’mère et Théophile s'en allaient couper l'argentine.

C’était une large nappe de verdure que le soleil criblait d'étincelles d'où jaillissaient les fûts de trois sapins gigantesques.

Cette pelouse m'appartenait. Je m’y roulais voluptueusement ; j'en arrachais l’herbe fraiche et drue à poignée. Bientôt l'odeur poivrée des bois m’énervait, me montait à la tête et pris d’une sorte de frénésie joyeuse, j’y courrais, bondissais éperdument en riant et poussant des cris.

À bout de force, je me laissais tomber sur le dos, et j'y restais les bras en croix, les mains fourrageant l'herbe et les yeux perdus dans le ciel.

Des souffles légers passaient qui séchaient mon front, et s'en allaient chuchoter dans les feuilles. Il régnait un calme infini. Parfois un coup de sifflet d'un merle brisait le silence des bois...

Couché, je ne voyais que l'azur sans fond : il semblait m'environner. À la fin, ce vide bleu me donnait le vertige, et je me dressais brusquement, l'angoisse au cœur, me raccrochant vite du regard aux choses de la terre.

Reposé, j'allais me rafraîchir en mangeant des mûres à un buisson voisin, ainsi que des groseilles poussées là, par hasard.

Un jour que j'en cueillais, j'entendis tout à coup dans mon dos une grosse voix : « Hé là, je t'y prends ! »

Je me retournai vivement, le cœur secoué. Un homme que je n'avais pas entendu venir était devant moi. Il avait sa veste sur l'épaule, la tête nue, la poitrine débraillée et un pantalon terreux. Un sourire égayait sa large face rasée cuite par le soleil. Je vis qu'il s'amusait à me faire peur en passant, et je souris aussi.

Il me demanda où étaient mes parents, mon âge et si j'allais à l'école. Je répondis que ma grand’mère coupait des fleurs dans les bois, que j'avais sept ans, et que j'irais bientôt à l'école.

À cette dernière réponse, il devint grave. Il parut réfléchir un instant ; puis il se pencha vers moi et, agitant l'index, ses petits yeux aigus plantés dans les miens : « Écoute petit, et rappelle-toi !... Eh bien, ne va pas chez les curés... ce sont des hommes noirs... tu m'entends, des hommes noirs !... de sales hommes noirs !...»

Il enfla ses mots d'une voix âpre, ! figure devenue tout à coup violente... Je fus terrifié. Il s'en aperçut, car il se reprit à sourire, mais d'un air gêné. Il paraissait à présent tout bête. Brusquement il cassa une branche chargée de groseilles, me la tendit : « Tiens... mange », et, me désignant le buisson : « Tu peux les prendre toutes, elles sont à toi ». Puis il me lança un long regard, un regard inexprimable, que je sentis descendre jusque dans mes entrailles, et il s'enfonça dans les bois.

Cette rencontre me parut fantastique. Je restai tout troublé, ne pensant plus à jouer.

— Des hommes noirs !... des hommes noirs !.:. ces mots que j'entendais encore à mes oreilles me suggéraient tout un inconnu ténébreux et redoutable. Je m'aperçus tout à coup de ma solitude, et la peur me saisit. Je n'osais plus bouger, scrutant d'un œil anxieux la pénombre des bois et ne fus rassuré que lorsque ma grand'mère reparut.

Je lui contai mon aventure.

— Hé ! dit-elle, c'était peut-être le diable !... ça lui arrive de se déguiser.

Ce fut un trait de lumière : c'était certainement le diable !... et si j'avais bien regardé, j'aurais vu son pied fourchu !

Si je fis cette rencontre du diable, Théophile en fit une également qui, pour n'être pas aussi surnaturelle, ne laissa pas que d'être surprenante.

Un jour qu'il cherchait un coin d'argentine, il se trouva tout à coup, au tournant d'un buisson, nez à nez avec un pendu ! À peine eut-il aperçu sa face violette couverte de mouches, qu'il s'enfuit épouvanté.

Nous étions sur la pelouse, ma grand'mère et moi, à faire collation, quand il vint, tout effaré, nous conter la chose. Il nous horrifia. Comme il parlait d'avertir les gendarmes, ma grand'mère, qui avait de ceux-ci une terreur superstitieuse depuis notre malheureuse affaire de V..., l'en défendit énergiquement.

— Après tout, pouvait-on savoir si, pauvre comme nous étions, l'on ne nous accuserait pas ?...

Ces paroles illuminèrent l'obscur cerveau de Théophile : il en fut tout saisi.

— Ah ! mais oui !... le plus, sage était de se taire et de s'éloigner au plus vite de ce macabre voisinage!

Le pendu resta donc dans sa solitude sylvestre.

Que devint-il ?

Plus tard, quand, jeune écolier romanesque, je lus dans la Reine Margot la description du gibet de Montfaucon et de son chapelet de pendus, il me plaisait de croire que celui du bois de Verrières s'y trouvait toujours, et j'aimais à m'imaginer son squelette dans le clair de lune, environné de corbeaux, et cliquetant au vent d'hiver !...

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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Le 26 octobre 1874 (un lundi), la Société municipale de Secours mutuels des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe, donnait, à 2 h., au théâtre des Gobelins, un concert au profit de sa caisse de retraite.

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A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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C'est le 22 octobre 1944 que le jardin des Gobelins, encore appelé square des Gobelins depuis son inauguration en mai 1938, prit le nom de square René Le Gall mais contrairement à la légende véhiculée habituellement par le parti communiste, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création de ce jardin qui résulte d'une convention conclue en 1934 entre l'Etat et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e dont les terrains d'assise situés en bordure de l'avenue Rapp devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦