logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

(1907)

Lire


La Butte-aux-Cailles

Madame Sept-Quatre

par
William Cobb
(Jules Lermina)

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

(1873)

Lire


De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

(1912)

Lire


La rue du Dessous-des-Berges

La dame de pique

par
Jules de Gastyne

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

(1906)

Lire


A travers la Maison-Blanche

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

(1907)

Lire


La poterne des Peupliers

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

(1910)

Lire


La rue des Peupliers

Perdues dans Paris

par
Jules Mary

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

(1908)

Lire

A. Brepson - Un gosse - 26

"Un gosse"

roman par Auguste Brepson

Extrait précédent

 

Deuxième partie

XI

Un dimanche, Mme Pélissier nous emmène, ma grand'mère et moi, à l'hospice de Villejuif, voir sa fille que nous ne connaissions pas.

Nous pénétrons dans un parloir blafard, entouré d'une banquette de chêne scellée au mur et toute reluisante. Il y a déjà quelques personnes : des mères avec leurs petites, toutes atteintes de maladie nerveuse, et portant le gros tablier bleu d'hôpital.

Mme Pélissier dit son nom à une infirmière qui disparaît aussitôt par une porte vitrée et revient bientôt, accompagnée d'une petite brune qui court se jeter avec pétulance dans les bras de notre voisine. Celle-ci, les yeux pleins de larmes, la presse fougueusement sur son cœur et la dévore de baisers en disant : « Ma fille !... Ah ! ma belle petite fille ! » d'un accent de tendresse infinie, où il y a du désespoir.

Oh ! oui, elle est belle !... Je la contemple, ébloui. Cette beauté de douze ans dépasse tous mes rêves, et, d'un coup, éclipse toutes mes fées d'amour, aussi bien chimériques que vivantes. C'est une poupée mignonne et fragile ; elle a d'abondants cheveux noirs aux reflets roux, dont les boucles caressent son front lisse et bombé, un visage ovale d'un teint mat de créole, où s'enlève vivement l'incarnat d'une bouche délicieuse, des dents pareilles à des grains de riz, le nez pur, les, oreilles merveilleusement ciselées et, surtout, des yeux noirs immenses, brûlants et doux, profonds comme un abîme, qui vous enveloppent, vous attirent et vous donnent le vertige !

Quand, à mon tour, elle m'embrasse, je sens mon cœur se fondre. Tout de suite je lui plais, car elle me fait asseoir près d'elle. Elle partage ses oranges avec moi, babille, me questionne, heureuse, et, quelquefois, s'arrête pour me fixer gravement de ses grands yeux noirs où je voudrais m'engloutir !

Puis, dans sa main, une petite main aux doigts fuselés, douce et brûlante, elle prend la mienne et nous restons longtemps ainsi, sous les regards souriants de nos parents, elle, à gazouiller, et moi, silencieux, tout à mon bonheur... Et cependant je sens qu'il me serait encore plus délicieux de pleurer...

Soudain, une cloche tinte : trois heures... La visite est finie !... J'éprouve comme une défaillance. Elle se lève en me tenant toujours la main, qu'elle serre convulsivement ses lèvres se crispent ; elle me regarde toute pâle, d'un air égaré... et tout à coup tombe il la renverse. Ses talons battent aussitôt le plancher à coups saccadés, tandis qu'une mousse blanche sort de sa bouche avec un bruit doux de succion...

Sa mère se précipite, mais l'infirmière l'écarté : « Allez-vous-en... c'est l'heure... je vais m'en occuper... ce n'est rien !... »

Et, maintenant, je marche sous le ciel couleur de cendres, triste..., triste... Ah ! si j'osais pleurer !

*
*     *

Nous profitons d'être à côté du cimetière d'Ivry pour aller sur la tombe de mon père. Elle est tout là-bas, dans la fosse commune, du côté du coin des suppliciés. Nous cheminons longtemps par de larges avenues jonchées des feuilles mortes de septembre, dans d'étroits sentiers bordés de tombes. Enfin, après avoir patrouillé dans de la glaise parsemée de limaces, nous y arrivons.

C'est une petite tombe de rien du tout, enclose d'un entourage de bois noir à moitié disloqué, avec une croix plantée de guingois, où je lis difficilement mon nom rongé par le soleil et lavé par la pluie ; une couronne qui n'est presque plus qu'une carcasse de fil de fer rouillé, tellement elle perd ses perles, et parmi les herbes folles, à demi enfoncé dans la terre, un vase ébréché, en faïence bleue, coiffé d'un bouquet roussi.

À chaque fois que je la vois, cette tombe, je reste étonné de sa petitesse ; j'ai peine a ni imaginer que mon père soit là-dessous, et je me dis que forcément on doit lui marcher et sur la tête et sur les pieds.

Ma grand'mère lui fait sa toilette : elle remplace l'eau croupie du vase, couleur de café, par de la fraîche, le bouquet fané par une gerbe de chrysanthèmes, arrache les mauvaises herbes et redresse un peu la couronne. Du reste, on ne s'en occupera bientôt plus : elle doit être relevée prochainement ; autant dire que les os de mon père vont être dispersés comme aux quatre vents et qu'il ne me restera plus rien de lui, pas même un souvenir — le dernier que j'avais, une photographie pâlie, s'étant égaré dans nos déménagements.... Néanmoins, je garderai toujours gravée dans ma mémoire l'image de sa belle tête calme dormant son dernier sommeil parmi la blancheur de son oreiller d'hôpital.

Nous revenons par un bout du marché aux puces, qui canalise, entre sa brocante étalée sur de vieilles bâches et de vieux tapis, la foule grouillante et joviale d'un populaire endimanché, et nous allons, sous la tonnelle rissolée d’une guinguette regorgeant de monde, manger des frites croustillantes et boire un vin violâtre, tout en regardant un acrobate en maillot rose qui se noue tellement en boule que j'appréhende qu'il' ne puisse plus se démêler !

Extrait suivant



Un gosse (1927)

roman par Auguste Brepson (1884-1927)

Préface par André-Charles Mercier

Première partie

  • Chapitre 1
  • Chapitre 2
  • Chapitres 3 et 4
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6
  • Chapitre 7
  • Chapitre 8 : Boulevard d'Italie
  • Chapitre 9 : Rue de la Glacière
  • Chapitre 10 : A la Butte-aux-Cailles
  • Chapitre 11 : La cité Jeanne d'Arc
  • Chapitres 12 et 13 : La vie, cité Jeanne d'Arc
  • Chapitre 13 (suite) : Le marché Saint-Médard
  • Chapitre 14 : La mort du père
  • Chapitre 14 (suite) : Le marchand de jouet de la rue Nationale
  • Chapitre 15 : Noël
  • Chapitres 16 et 17

Deuxième partie

  • Chapitre 1 : La rue Jeanne d'Arc
  • Chapitre 2 : Chez les biffins
  • Chapitre 3
  • Chapitre 4 : Rue Clisson
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6 : Sur la place Jeanne-d'Arc
  • Chapitres 7 et 8 : Quatorze juillet, place Nationale
  • Chapitre 9
  • Chapitre 10 : Du côté de la Bièvre
  • Chapitre 11
  • Chapitre 12
  • Chapitre 13
  • Chapitres 14 et 15

Le texte reproduit est celui paru dans l'Œuvre du 18 janvier au 16 février 1936

Le 13e en littérature

La Cité Jeanne d'Arc

Les mémoires de Rossignol

par
Rossignol

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

(1894)

Lire


Les Gobelins

Zizine

par
Alexandre Arnoux

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

(1938)

Lire


La Folie Neubourg

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

(1912)

Lire


La rue du Pot-au-Lait

Le drageoir aux épices

par
Joris-Karl Huysmans

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

(1874)

Lire


La gare de la Maison-Blanche

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

(1894)

Lire


La Butte-aux-Cailles

Le Trésor caché

par
Charles Derennes

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

(1907)

Lire


La ruelle des Reculettes

La petite Miette

par
Eugène Bonhoure

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

(1889)

Lire

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.

*
*     *

Le monument élevé à la Gloire des mères françaises implanté sur le boulevard Kellermann à proximité de la porte d'Italie est dû au ciseau des sculpteurs Henri Bouchard et Alexandre Descatoire. Le jardin qui l'entoure a éré dessiné par l'architecte Paul Bigot. Ce monument a été inauguré le 23 octobre 1938 par le président de la République, M. Albert Lebrun. Le maréchal Pétain était présent à cette cérémonie.

*
*     *

Dans les années 1893-1894, une épidémie de variole se répandit dans le quartier de la Gare et toucha principalement les rues Harvey, du Château-des-Rentiers, Tolbiac et Patay. Au total, plus de soixante immeubles furent contaminés. La population accepta les mesures de prophylaxie avec un empressement marqué; c'est là notamment que, dans les rues Harvey, Château-des-Rentiers, des Chamaillards, Tolbiac, Patay, presque tous les habitants des maisons venaient d'eux-mêmes s'offrir à la vaccination, dans une boutique ou mème en pleine rue. L’invasion du XIIIe arrondissement, dans la partie qui forme le quartier de la Gare, peut être considérée comme ayant été causée par l’apparition d’une bande de forains nomades installée dans des conditions incroyables d’insalubrité ; ils y eurent plusieurs malades dans leur campement sur le bord d’un boulevard longeant les fortifications ; lorsqu’on voulut y pratiquer des mesures de salubrité et les revacciner, ils déguerpirent.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026