Lieux et monuments

 Le cabaret de la mère Marie - Ch. Virmaitre

Le cabaret de la mère Marie

Barrière des Deux-Moulins, il existe un cabaret traiteur tenu par une brave femme connue sous le nom de Mère-Marie ; c'est une vieille cahute où elle débite de la galette, du cidre à deux sous le litre, et de la bibine à quatre sous; on y savoure des arlequins et on y fabrique du tabac à fumer avec les orphelins ramassés dans les rues; cette cahute fait partie d'une agglomération d'une foule de bicoques dont il n'est guère possible d'expliquer la construction, attendu qu'il est impossible de préciser avec quels matériaux elles ont été construites; ce singulier endroit se nomme la cité Cri-Cri.

Le Cabaret de la Mère Marie à la Barrière des Deux-Moulins

La cité est habitée par de braves et honnêtes chiffonniers qui vivent au milieu des tessons de bouteilles, de vieilles casseroles, de pots ébréchés, de détritus de toutes sortes, sans forme et sans nom.

La mère Marie, qui alimente tout ce petit peuple, est, sans le savoir sans doute, un disciple de Proud'hon ; elle réalise le rêve du grand économiste, si burlesquement mis en scène au théâtre du Vaudeville dans la Foire aux idées ; ce rêve, on s'en souvient, était basé sur cette maxime : donne-moi de quoi q' t'as, je te donnerai de quoi que j'ai ; en un mot, il était la création d'une banque d'échanges.

Elle reçoit en payement un lot de bouchons pour un hareng saur, un tas de ferraille pour une chandelle, un paquet de chiffons pour un petit noir, des rognures de cuir pour un sou de galette, des vieux journaux pour un litre de cidre, un sac d'escarbilles de charbon pour deux sous de saindoux, etc., etc.

C'est un spectacle curieux que celui de voir et d'entendre les deux parties conclure leur marché ; pour l'une il y en a toujours trop, pour l'autre jamais assez.

Charles Virmaître
Paris qui s'efface (1887)

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Parc (Square) Kellermann


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Le verger des Gobelins (1914)


La Zone (1931)


La Zone (1933)


Saviez-vous que... ?

Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.

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L'Eglise Sainte-Anne de la Maison Blanche, de style romano-byzantin, est due à l'architecte Bobin.

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La rue de Tolbiac, pour la partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers, fut appelée initialement rue du Transit lorsque son ouverture fut projetée.

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Le 29 juin 1935, Boulevard de la Gare, Mme Berthe Caudin, âgée de 76 ans, demeurant 17, place Pinel, traversait la chaussée sur un passage clouté, lorsqu'elle fut renversée par un motocycliste, Marcel Sage, demeurant 174, rue du Château des-Rentiers. Relevée grièvement blessée, Mme Caudin fut conduite à l'hôpital de la Pitié.

L'image du jour

Bastion 91 boulevard Masséna

Situé entre les portes d'Ivry et de Vitry, le site du bastion 91 est aujourd'hui occupé par la caserne de pompiers Masséna.