Le faubourg Saint-Marceau.
Le Constitutionnel — 19 octobre 1838
C'est une chose à remarquer que les messageries du Midi arrivent la nuit à la barrière de Fontainebleau, plus exactement barrière d'Italie. Par un profond sentiment de patriotisme parisien les entrepreneurs de diligences ont voulu épargner aux voyageurs les aspects poétiques du faubourg Saint-Marceau. Les personnes qui n'ont pas l'habitude de dormir en voiture, ou qui possèdent le don de voir clair à la lueur des réverbères, peuvent seules prendre une idée superficielle de la rue Mouffetard, du Pont-aux-Tripes, de la rivière de Bièvre ; mais la grande majorité est trainée mystérieusement, l'espace d'une demi-lieue au travers de ces rues étonnantes, et se trouve transportée au centre de Paris, sans avoir rien vu ou rien senti du faubourg Saint-Marceau.
Toutes les précautions sont prises pour dissimuler autant que possible l'existence de ce quartier Saint-Marcel, dont l'origine se perd dans la nuit des temps et dans les fanges de la Bièvre. L'heure légale du passage des diligences est réglée selon les prévisions du calendrier ; pendant la belle saison on arrive de minuit à deux heures, pendant les six mois d'hiver, de deux heures à cinq heures.
Que les voyageurs franchissent en plein jour la barrière des Bons-Hommes ou la barrière de l'Etoile ; cela se comprend très bien. On leur donne la perspective des Champs-Élysées, de la place Louis XV, de l'obélisque, des Tuileries, de la rue de Rivoli, de la place Vendôme, etc. ; voilà un ensemble de quartiers qui vaut la peine d'être admiré par un beau soleil ; et rien n'est plus brillant que le soleil de Paris, pourvu que nous ne soyons ni en hiver, ni en automne, ni au commencement ou au milieu du printemps, ni à la fin de l'été. Mais entrer par la barrière de Fontainebleau et traverser le faubourg Saint-Marceau, cela serait trop dangereux, même par les brouillards de huit heures ou de dix heures dans la matinée, de trois heures et de cinq heures dans l'après-midi. Qu'on se représente un honnête citoyen de Turin, de Milan ou de Florence sur les bords de la Bièvre, à deux pas de la barrière d'Italie ; on dit à ce touriste empressé : Vous êtes à Paris. Il jettera un coup d'œil sur ce revers de la grande capitale, et il aura probablement envie de rebrousser chemin, au risque de ne voir ni le Palais-Royal, ni la rue Neuve-Vivienne.
Rousseau, qui voyageait pédestrement, s'avisa de pénétrer dans Paris par la rue Mouffetard ; et il avoue, dans ses Confessions, que vingt ans de séjour n'effacèrent pas ses premières impressions. Le faubourg Saint-Marceau le poursuivait partout : dans les salons de Mme de Bezenval, de Mme Dupin, du baron d'Holbach, au Louvre, aux Tuileries, à Saint-Cloud, à Montmorency, il voyait toujours les boues de Saint-Médard. S'il y avait eu alors des messageries royales, et si Jean-Jacques fut arrivé à Paris sur l'impériale d'une diligence, il n'aurait jamais vu le faubourg Saint-Marceau.
En ce temps-là, c'est-à-dire en 1731, l'église et le cimetière Saint-Médard, situés au milieu de ce quartier, étaient illustres par les miracles du diacre Paris. C'était la grande époque des convulsionnaires. Les Jansénistes se métamorphosaient en loups-garous et hurlaient toute la nuit dans le cimetière Saint-Médard. Les miracles n'allaient pas jusqu'à faire marcher les paralytiques, jusqu'à redresser les bossus, jusqu'à donner la vue aux aveugles et l'ouïe aux sourds, Le nouveau saint se contentait de donner la danse de Saint-Guy à ceux qui se portaient bien ; par exemple, il leur durcissait l'épiderme, de telle sorte qu'on pouvait les crucifier et leur donner des coups de chenet dans l'estomac, sans la moindre douleur ; au contraire, il parait que les jeunes convulsionnaires éprouvaient des jouissances infinies à se pendre par les pieds ou parle cou, à recevoir des coups de sabre ou des coups de hache capables de tuer un bœuf, si le bœuf n'avait pas eu la foi. Toutes ces belles choses ont été soigneusement recueillies et reliées in-quarto par le sieur Carré de Montgeron, membre du parlement.
On ne se douterait guère que le faubourg Saint-Marceau ait jamais vu tant de miracles. Le diacre Paris pouvait bien inspirer des cabrioles aux Jansénistes, mais il y avait quelque chose de mieux à faire. S'il avait enlevé les boues immondes de Saint-Médard, clarifié les eaux de la Bièvre ; s'il avait blanchi ces maisons noires et fétides ; s'il avait donné de l'air et de l'espace au faubourg Saint-Marceau, Paris se serait infailliblement converti.
On ne s'avise jamais de tout.
Le cimetière Saint-Médard a disparu depuis longtemps, mais la physionomie des rues environnantes s'est fort peu modifiée. Les Parisiens de nos jours ne connaissent pas le faubourg Saint-Marceau, et ils se donnent bien garde d'en parler. La plupart même se dispensent de visiter le Panthéon et la montagne Sainte-Geneviève, de peur qu'on ne les entraine jusqu'à la rue Mouffetard. La Place Maubert est la limite ou s'arrêtent les Parisiens pur-sang.
Cette place, si célèbre dans l'histoire littéraire du 17ème siècle, ne compte plus maintenant un seul marchand de livres vieux ou nouveaux. On ne trouverait pas un bouquin 0 la place Maubert. Elle a été envahie par des marchands de toile, de bas, de bonnets de coton, par des marchands de meubles et de gravures qui ne remontent pas plus haut que soixante-dix ans.
Si, de la Place Maubert, nous grimpons sur la montagne Sainte-Geneviève, nous arriverons à la rue Descartes et enfin à la porte Saint-Marceau. De là on descend par une pente rapide pour atteindre le Pont-aux-Tripes, et le terrain s'élève ensuite insensiblement vers la barrière d'Italie.
Le faubourg Saint-Marceau est un vallon d'une étendue de deux mille mètres, coupé en deux parties égales par la rivière de Bièvre. Au point de vue topographique, on pourrait appeler le faubourg Saint-Marceau la vallée de la Bièvre, comme on appelle l'Égypte la vallée du Nil. Deux bras de la Bièvre forment aussi leur petit delta vers l'extrémité.
Le principal bras de la Bièvre a trente-six pouces de largeur et dix-huit pouces de profondeur. Il est encaissé dans un lit de bois noir, et il verse dans la rue Censier et dans la rue de l'Oursine, qui suivent parallèlement son cours, et dans la rue Mouffetard, qui le coupe à angles droits, le limon le plus sale et le plus fertile en insectes fabuleux.
C'est une métaphore très hasardée que de dire : les eaux de la Bièvre.
Les chimistes définissent l'eau un liquide sans couleur, sans saveur, sans odeur. Si vous appliquez cette définition à la Bièvre, telle qu'on peut la voir au Pont-aux-Tripes, il est évident que la Bièvre n'a pas d'eau à proprement parler. L'eau est un liquide. — Les eaux de Bièvre ne sont aucunement liquides. — L’eau est sans couleur. — La Bièvre est d'un gris-rouge-noir. — L'eau est sans odeur. — La Bièvre exhale toute espèce d'odeurs. — L'eau est sans saveur. — Quant à ce point, je ne sache pas de chimiste qui ait dégusté encore le grand cours de la Bièvre. Mais il vous est loisible d'en prendre un avant-gout dans les tanneries circonvoisines dont la Bièvre reçoit les résidus depuis quatre ou cinq cents ans. La base de ce prétendu liquide c'est donc un mélange de tan et de matières animales en putréfaction. En agitant avec un bâton ces ondes solidifiées, on en fait jaillir des myriades d'insectes, dont les variétés auraient fourni à M. de Lacépède vingt-cinq volumes de supplément pour l'Histoire Naturelle.
Revenons sur les hauteurs de Sainte-Geneviève. Voici la rue Mouffetard qui descend à grands pas vers la Bièvre et qui remonte péniblement vers la barrière d'Italie, décrivant ainsi dans son milieu deux angles de quarante-cinq degrés avec la ligne du fleuve. Si vous prenez maintenant une longueur à peu près égale dans le cours de la Bièvre, et si vous faites passer une circonférence par ces quatre points donnes, vous aurez une figure exacte du faubourg Saint-Marceau. La rue Mouffetard résume toute la partie habitable du faubourg. Elle se divise naturellement en deux grandes lignes. La première commence à la porte Saint-Marceau et se termine à la rue Censier. La seconde commence à la rue Censier ou, si vous aimez mieux, au Pont-aux-Tripes, et se termine à la barrière.
La première ligne elle-même doit être aussi divisée en deux parties, dont nous marquerons le point de suture à la caserne des gardes-municipaux. Ces divisions et subdivisions sont très importantes. La rue Mouffetard change plusieurs fois de physionomie. On trouve dans son immense étendue le quartier-général des chiffonniers ; le quartier-général des brasseurs ; le quartier-général des tanneurs ; le quartier général des blanchisseuses ; enfin la queue de la rue Mouffetard revient au genre faubourien pur et simple.
Le commencement de la rue Mouffetard mérite toute notre attention. À peine descendons-nous la Montagne que nous arrivons au débouché de l'ancienne rue d'Ablon, actuellement rue Neuve-Saint-Médard. Savez-vous ce que c'est que la rue Neuve-Saint-Médard ? C'est la rue des loques, des chiffons, des lambeaux de toute espèce de choses animées ou inanimées, des os fracturés, des peignes édentés, des paquets de cheveux, de poils ou de crins troussés dans la boue de Paris ; c'est la caserne des chiffonniers. De sept heures du matin à onze heures du soir, la rue Neuve-Saint-Médard est déserte. Les maisons, basses, sales, tristes, sont empreintes d'une mélancolie indéfinissable. Elles ont des portes qui ne ferment pas et des fenêtres qui ne s'ouvrent jamais, des toiles d'araignées en guise de vitrages. Des pluies séculaires ont sillonné leurs façades de larges arabesques noires qui se détachent sur un fond gris. Elles ont l'air de pleurer, toutes les maisons de la rue Saint-Médard.
Chacune de ces masures est l'hôtel d'un chiffonnier ; entendons-nous, d'un maitre chiffonnier ; car dans l'empire des mannequins, nous retrouvons la hiérarchie sociale du maitre et de l'esclave, du propriétaire et de l'ouvrier. Il y a les chiffonniers propriétaires, les chiffonniers prolétaires et les chiffonniers de loisir.
Le maitre chiffonnier est possesseur d'une maison qui a deux étages, vingt pieds de haut, douze pieds de façade et huit pieds de profondeur. Le rez-de-chaussée sert de magasin. Ce n'est qu'un monceau de chiffons,
« D'os et de chairs meurtris et trainés dans la fange. »
qui s'élève jusqu'à hauteur d'appui. Quand tous les mannequins ont versé leurs trésors, le maitre vient examiner les marchandises. On procède au triage. On fait des catégories d'os, de chiffons, de cheveux et de bien d'autres objets. Chaque chose a son prix spécial, coté tous les jours à la Bourse, qui se tient dans l'officine d'un marchand d'eau-de-vie.
Cette grande opération terminée, le maître va prendre un doux repos dans son premier étage. Il s'étend sur un lit véritable ; mais, il le faut avouer, le maître dormirait-il sur des matelas zostères, on pourrait le regarder comme un Sybarite en le comparant à l'ouvrier. Celui-ci a son domicile au second étage. Sa chambre est ornée de quatre murs non blanchis. Elle a pour meubles deux auges de pierre qui servent de lit au chiffonnier et à sa famille. Le duvet de ces lits est formé de quelques poignées de chiffons séchés au soleil. Quelquefois les auges sont garnies de paille. Mais ceci est un luxe nouveau ; un raffinement de civilisation qui commence à peine à être connu dans la rue d'Ablon.
Le chiffonnier s'éveille à six heures du matin. Il fait sa toilette ; il endosse ensuite son mannequin et s'arme du croc emblématique. À sept heures, les chiffonniers débouchent par pelotons dans la rue Mouffetard. Ils font une station chez une espèce de marchand de vin, et se dispersent dans Paris pour continuer leurs solitaires et mystérieuses inquisitions.
On distingue dans la rue Mouffetard divers établissements gastronomiques qui portent pour enseigne : Ici on donne à manger à tout prix. Ce n'est pas là, néanmoins que vont diner les chiffonniers ; à tout prix est un mot vague qui peut faire varier les meilleurs biftecks depuis six liards jusqu'à six sous, il faut que le chiffonnier prolétaire sache à quoi s'en tenir.
Aussi la plupart dinent-ils à prix fixe, à trois sous. Dans cette cuisine économique, les convives sont rangés autour d'une marmite de trois pieds de diamètre, chauffée avec la plus belle houille de France. La marmite contient deux barriques d'eau de Seine au milieu desquelles on voit nager des têtes de veaux, des têtes de mouton, des têtes de bœuf. Lorsque ces têtes commencent à se poursuivre dans tous les sens et à rouler des yeux terribles vers les différents points de la circonférence, le restaurateur parait avec une fourche de fer et dit successivement à chacun des convives : « Prenez-moi ce trident ; le trident de Neptune est le sceptre du monde. Vous avez trois coups pour essayer votre adresse à harponner les têtes de bœuf. » — Si l'on manque ses trois coups, on se passe de diner, à moins qu'on n'ait encore trois sous à donner pour commencer une nouvelle joute.
Ce jeu gastronomique, emprunté aux institutions du roi Sésostris, est très habilement calculé ; il exerce l'œil et la main ; on y prend de l'aplomb, du sang-froid, de l'adresse à manier le harpon ; après avoir diné là quinze jours de suite, on devient un excellent matelot pour la pêche de la baleine.
Le chiffonnier ne soupe jamais. Il prend assez régulièrement un petit verre dans une boutique de la halle ou vous verrez quelquefois une trentaine de mannequins en faction. Mais il conserve toujours le discernement nécessaire pour bien diriger son croc et sa lanterne, et quand vient l'heure solennelle de minuit, il regagne ses pénates de pierre de la rue Neuve-Saint-Médard.
Si nous laissons maintenant à notre gauche la caserne municipale de la rue Mouffetard, nous tomberons dans le domaine des brasseurs de bière, et d'une foule de petits marchands en toutes sortes de petites marchandises.
De là nous touchons au Pont-aux-Tripes, qui coupe la rue en ligne droite, et au-dessous duquel est censée couler la Bièvre. Proche du pont est situé l'hôtel de Valence, ancien palais de grands seigneurs au temps de Louis-le-Jeune. C'est aujourd'hui une cour immense environnée de bâtiments occupés par des blanchisseuses. L'hôtel de Valence ressemble un peu aux phalanstères de Fourier ; c'est une association parfaitement organisée : on y verse des torrents d'eau de Javel. Les femmes en camisole et un mouchoir sur la tête y remuent le battoir pendant quatorze heures du jour, et les hommes tiennent le fer à repasser. L'hôtel de Valence est une application des idées nouvelles sur l'association et sur l'émancipation des femmes.
À la droite du Pont-aux-Tripes est la rue de l'Oursine ; à gauche la rue Censier. Celle-ci est habité par les maitres corroyeurs. On la distingue de loin à ses grands échafaudages de bois, représentant des maisons en construction et où sèchent des millions de mottes à bruler. La rue de l'Oursine est le domicile des ouvriers tanneurs et brasseurs. Elle est sale, tortueuse et déserte.
La seconde partie de la rue Mouffetard qui va jusqu'au rond-point de la barrière d'Italie a l'aspect d'un faubourg de campagne. C'est encore ici la patrie des blanchisseuses et des ouvriers brasseurs et corroyeurs. Cette population a pourtant son Palais-Royal. C'est le salon d'un marchand de vin de la rue Mouffetard ou l'on va danser le dimanche. Le Palais-Royal dont s'agit peut contenir trois quadrilles de huit danseurs. Pour mieux économiser l'espace, on a suspendu l'orchestre au plafond. Trois musiciens, savoir un fifre, une clarinette, et un tambour se tiennent debout sur une planche d'un pied de large, tout-à-fait semblable aux petits échafaudages des maçons. Là, ils exécutent des balancés infinis, et ils foulent aux pieds l'élite du faubourg Saint-Marceau.
Mais voici une grande nouvelle. J'apprends qu'un théâtre va s'ouvrir au centre de la rue Mouffetard. Un journal de spectacles l'annonce officiellement. Désormais le faubourg Saint-Marceau n'aura rien à envier à la Chaussée d'Antin. Comme le temps marche ! il n'aura pas fallu plus d'un siècle pour qu'on en vienne à jouer le vaudeville et l'opéra-comique sur cette même place où les convulsionnaires ont joué leurs ridicules et abominables farces.
X. Y. Z.
(L’orthographe a été modernisée. NdE)
Chiffons et chiffonniers dans le 13e
Territoire en marge de la capitale, le 13e accueillait d'importantes communautés de chiffonniers qui se répartissaient en plusieurs points de l'arrondissement. Ces activités commencèrent à décliner à partir des années 1880 notamment à la suite de l'arrêté du 24 novembre 1883 dit "arrêté Poubelle", entré en vigueur le 15 janvier 1884, organisant l'enlèvement des ordures ménagères et prescrivant la mise en place par les propriétaires d'immeubles de récipients ad hoc à disposition de leurs locataires.
Les lieux
- Le faubourg Saint-Marceau vu en 1838
- La Cité Doré par Alexandre Privât d'Anglemont (1854)
- Le Cabaret du Pot-d’Étain (1864)
- La rue Harvey (1889)
La "Cité Tolbiac"
L'expression "Cité Tolbiac" est apparue dans la presse uniquement en août 1898. L'entrée de cette cité était peut-être située dans l'impasse Sainte-Marie, voie de 35 mètres sur 4 débouchant dans la rue de Tolbiac (impasse Tolbiac avant 1877).
- Les concierges des chiffonniers (Le Petit Journal — 5 août 1898)
- La Cité Tolbiac (La Patrie — 16 août 1898)
- La cité Tolbiac (Le Figaro — 16 août 1898)
- L'Exode des « Biffins » (Gil Blas — 16 août 1898)
- Le monde de la hotte (Le Gaulois — 20 août 1898)
Les gens
- Elie Frébault - Les chiffonniers (1872)
- Chiffons et chiffonniers (1872)
- Les chiffonniers de la Butte-aux-Cailles (1875)
- Portrait d'un chiffonnier de la Butte-aux-Cailles (extrait du précédant - 1877)
- La villa des chiffonniers (1897)
L'arrêté Poubelle et ses conséquences
L'arrêté du préfet de la Seine organisant l'enlèvement des ordures ménagères via une règlementation des réceptacles et des heures de dépôts et de ramassage allait mettre à mal la corporations des chiffonniers. Quelques journaux s'en émurent et organisèrent des campagnes de soutien aux "chiffonniers affamés à plaisir par l'administration" selon l'expression du Gaulois qui ne faisait pas dans la modération sur cette affaire.
- Arrêté du 23 novembre 1883 dit "arrêté Poubelle" (1883)
- Les chiffonniers de Paris (Le Gaulois — 17 janvier 1884)
- Une première distribution - Ve et XIIIe arrondissement (Le Gaulois — 23 janvier 1884)
- Conseil municipal – Séance du 8 février (Le Gaulois — 9 février 1884)
- L’enlèvement des ordures ménagères (Le Gaulois — 26 février 1884)
Dans la littérature


