Les travaux de la place d'Italie

Les travaux de la place d'Italie

Journal des débats politiques et littéraires — 21 janvier 1869

On entreprend en ce moment à la place d'Italie des travaux de voirie analogues à ceux de la place de l'Arc-de-l'Etoile et de la place du Trône. On établit un plateau circulaire avec huit boulevards, squares, maisons monumentales, si l'industrie toutefois veut se risquer à les édifier.

Extrait d'un plan de Paris publié en 1869

Le périmètre de la place d'Italie n'a pas moins de 600 mètres. Le raccordement de son niveau, abaissé avec celui de la rue Mouffetard, les déblais que l'on exécute pour ce raccordement sur la partie ouest de la, place, les terrassements et la pose des bordures, l'abaissement de la chaussée du boulevard de l'Hôpital, et le percement de nouvelles rues débouchant sur ce rond-point, constituent un ensemble de travaux considérables.

La place d'Italie, occupant le sommet du coteau au pied duquel coule la Bièvre, son plateau domine toute la portion du sud-est de Paris.

Aux abords de cette place, on a conservé en surélévation des propriétés boisées dont on garantit les terrains au moyen de contreforts.

Au nord de la place de l'Italie on a ménagé un emplacement sur lequel va être édifié la mairie du 13e arrondissement. Le nouvel édifice sera borné à l'est par le boulevard de l'Hôpital, à l'ouest par la rue Mouffetard, et au nord par le marché Saint-Marcel, nouvellement construit.

Le projet : extrait de l'Atlas administratif des 20 arrondissements de la ville de Paris publié d’après les ordres de M. le baron G. E. Haussmann, sénateur préfet de la Seine. 1868.

On nomme encore rue Mouffetard la grande voie de communication qui vient d'être ouverte sur le parcours de cette rue, depuis l'église Saint-Médard jusqu'à la place d'Italie.

Outre les travaux que nous avons indiqués, on procède à la démolition des maisons qui entourent l'église Saint-Médard. Ces démolitions complètent la rectification et l'alignement de la nouvelle avenue qui aura, à partir de Saint-Médard jusqu'à la place d'Italie, une longueur de 950 mètres.


A lire également

Les nouvelles places de Paris (1866)

La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.(1868)



L'aménagement du XIIIe

Les annnées 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche

Menu des articles

Vu dans la presse...

1868

Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

Lire

1878

Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

Lire

1882

Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

Lire

1932

La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

Lire

1933

Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. (1933)

Lire

1927

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

Lire

1913

L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

Lire

1913

La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

Lire

1907

La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

Lire

1910

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau. (1910)

Lire

1869

Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles. (1869)

Lire

1925

La catastrophe de la Cité Doré

La cité Doré, entre le boulevard de l'Hôpital et la rue Jeanne-d'Arc, refuge misérable des biffins les plus pauvres, était jusqu'à présent un coin pittoresque de reportage.
C'est maintenant le lieu d’une catastrophe douloureuse qui compte cinq morts, qui aurait pu tuer plus de personnes encore, si, par un malheureux hasard elle s'était produite, une heure plus tôt. (1925)

Lire

Ailleurs sur Paris-Treizieme