Dans la presse...

 Les nouvelles prisons Saint-Lazare et Sainte-Pélagie. - 1877

Les nouvelles prisons Saint-Lazare et Sainte-Pélagie.

La France — 21 septembre 1877

La direction des travaux de Paris vient de terminer les études préliminaires de deux projets qui doivent être soumis au conseil général de la Seine dans sa prochaine session, c’est-à-dire au mois d’octobre. Il s’agit de la reconstruction des prisons Saint-Lazare et Sainte-Pélagie, qui sont l’une et l’autre dans un état de vétusté et de délabrement tels, qu’on ne peut plus en différer la transformation complète, projetée d’ailleurs depuis plusieurs années.

Les bâtiments de Sainte-Pélagie sont presque inhabitables, et certainement s’ils n’avaient une destination... obligatoire pour leurs locataires, on ne trouverait à les louer à aucun prix.

La prison de Sainte-Pélagie,
rue du Puits de l'Ermite dans le 5ème arrondissement
Photo Atget vers 1898-1900

Quant à la prison Saint-Lazare, aménagée pour recevoir 1.100 détenues, elle en reçoit souvent près de 1.500, circonstance d’autant plus regrettable que les services de cette prison comprennent :

1° une maison de prévention et de justice ;
2° une maison de correction ;
3° une maison d’éducation correctionnelle pour les jeunes filles détenues par autorité paternelle ;
4° une prison administrative et une infirmerie pour les femmes placées sous la surveillance du service des mœurs.

À ces quatre installations qui se gênent mutuellement et empiètent les unes sur les autres, au grand détriment parfois de l’humanité et de la morale, il faut ajouter une lingerie, une boulangerie et des magasins.

La nouvelle prison Saint-Lazare sera élevée dans le 13e arrondissement, sur un emplacement presque double de celui qu’elle occupe actuellement et qui est délimité par la rue de Tolbiac (qu’on perce en ce moment), la rue Nationale, le chemin de fer de ceinture et une voie projetée aboutissant à l’avenue d’Ivry.

Quant à la prison Sainte-Pélagie, elle occuperait un terrain situé en face de celui que nous venons d’indiquer, et qui en est séparé par la rue Nationale ; elle serait circonscrite, en outre, par la rue de Tolbiac et la rue du Château-des-Rentiers.

Dans sa dernière session, le conseil général a adopté ces emplacements ; mais il n’a rien décidé au sujet de l’emploi des terrains qui resteront libres par suite de la démolition des deux prisons. Cette question sera résolue dans la prochaine session, ainsi que la question des voies et moyens, le département n’ayant pas des ressources ordinaires suffisantes pour faire face aux dépenses considérables que nécessitera la réorganisation de ces prisons.

Rappelons à ce propos un projet soutenu au sein du conseil municipal par M. Degouve-Denuncques, et d’après lequel la ville de Paris achèterait du département de la Seine les 15 à 16,000 mètres de terrain formant le périmètre actuel de la prison Saint-Lazare pour y établir un square, au centre duquel s’élèverait une nouvelle mairie pour le 10e arrondissement, dont la mairie actuelle est tout à fait insuffisante.



L'aménagement du XIIIe

Les annnées 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche

Les années 1900-1920

Saviez-vous que ...

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.

L'image du jour

La rue Clisson vue de la place Nationale

Vu dans la presse...

1867

Les transformations de Paris

L'administration vient de faire déposer à la mairie 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter :
1° L'élargissement à 40 mètres de la rue Mouffetard, entre le boulevard Saint-Marcel et les boulevards d'Italie et de l'Hôpital ;
2° La transformation de la place d'Italie, entre la rue Mouffetard et les boulevards de la Gare et d'Italie ;
3° L'ouverture, entre cette place et la Gentilly, d'un boulevard de 34 mètres de largeur, donnant à l'ouest le pendant du boulevard de l'Hôpital. (1867)

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1896

Logements à bon marché

Paris nous réserve toutes les surprises, et ses historiens, malgré leurs patientes recherches, n'arrivent que difficilement à nous signaler les faits bizarres, les trouvailles imprévues que les faits-divers nous révèlent chaque jour et par hasard.
On vient de découvrir qu'en plein cœur de la capitale il existe une maison habitée par une cinquantaine de locataires depuis plus de vingt ans et que cet immeuble n'a ni propriétaire ni concierge. (1896)

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1904

La maison sans maître

Tout au bout de l'avenue d'Ivry, près des fortifications, se trouve une impasse dont l'accès est si étroit, qu'aucun véhicule n'y peut pénétrer sans raser et détériorer les murailles des maisons qui la bordent ; c'est le passage d'Ivry.
Tout au fond de ce passage se dresse une maison branlante, dont l'histoire est bien extraordinaire. (1904)

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1907

La maison puante

Par quoi le fait de n'avoir ni propriétaire, ni concierge, ni loyer à payer ne constitue pourtant pas le bonheur.
M. Navarre a entretenu hier le conseil municipal d'une maison de son quartier qui n'a ni propriétaire, ni concierge, mais qui n'est pas sans locataires, ou plutôt sans habitants. (1907)

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1927

La Butte-aux-Cailles nouvelle butte « sacrée »

Elle pourrait bien être en passe de gagner le titre de nouvelle Butte sacrée, cette Butte-aux-Cailles, au nom plein de charme évocateur, qu'on songe à la splendeur cynégétique ou à la petite amie souriante, chantante et potelée. (1927)

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1861

Le nouveau Paris

L'ex-commune de la Maison-Blanche, au-delà du boulevard d'Italie, est une des parties annexées qui offrent le plus de difficultés pour le nivellement, car d'un côté il s'agit de franchir les hauteurs de la Butte-aux-Cailles, et de l'autre il faut remblayer des fondrières, des carrières abandonnées... (1861)

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1863

Les projets pour le XIIIe arrondissement

Le treizième arrondissement se compose, comme le douzième, d'une fraction de l'ancien Paris et d'une partie annexée. Cette dernière est comprise entre les anciens boulevards extérieurs, les rues de la Santé et de la Glacière, les fortifications et la Seine. La butte des Moulins, la butte aux Cailles et les bas-fonds de la Bièvre, en font une des régions les plus mouvementées de la zone suburbaine, et, par conséquent, une de celles qui présentent le plus d’obstacles à une viabilité régulière; de là, des tâtonnements et de longues études. (1863)

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1866

Les travaux du chemin de fer de Ceinture : du pont Napoléon au tunnel de Montsouris

Les travaux du chemin de fer de Ceinture, toujours conduits avec la même activité, sont terminés sur une grande partie, du parcours, en ce qui concerne les terrassements et les ouvrages d'art ; aussi a-t-on, déjà commencé le ballastage, la pose des voies et l'édification des bâtiments de stations. (1866)

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1861

Le viaduc de la Bièvre

On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées. (1861)

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1925

Une nouvelle Cour des Miracles

Vous ne connaissez pas le passage Moret, cela n'est pas surprenant, car, sauf ses malheureux habitants, leur conseiller municipal qui se débat comme un diable pour les secourir, chacun à l'envi les oublie. Chaque fois que les représentants de l'administration se souviennent de ce restant de l'Ile des Singes, c'est pour lui causer un dommage nouveau. (1925)

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1925

Les habitants du passage Moret vont être « clos et couverts »

Les pauvres et déplorables locataires de la ville de Paris, dans son domaine de l'Ile des Singes, partie dénommée sur la nomenclature le Passage Moret, vont apprendre avec joie que l'inondation de leurs taudis, par en haut, va cesser à bref délai. (1925)

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1926

Un propriétaire avait vendu 100 francs son immeuble à ses locataires

Dans le populeux quartier des Gobelins, il est un groupe de gens à qui l'on a mis le bonheur — bonheur relatif, d'ailleurs — à portée de la main, et qui se disputent au lieu de le cueillir sagement. Ces gens demeurent sous le même toit, 9, passage Moret, voie vétuste qui semble être restée dans le même état qu'au temps des mousquetaires. (1926)

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